Rapport du ministère de l’Environnement - Secteur public plus « vert » : obstacles et solutions
Par
Thierry Laurent
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Thierry Laurent
Annoncé en 2021 par Kavi Ramano, ministre de l’Environnement, le projet « Greening of The Public Sector » a fait l’objet d’un rapport cette année qui présente à la fois la démarche pour ce projet ainsi que les différents obstacles.
Au cours des dernières années, la croissance économique a permis un passage progressif des transports publics vers les modes de transport privés. Ce qui a entraîné une augmentation de la congestion routière, des émissions de gaz à effet de serre et de la pollution. Selon la National Land Transport Authority (NLTA), le nombre d’immatriculations de véhicules a presque doublé entre 2010 et 2021, la croissance étant principalement alimentée par les voitures personnelles.
Les émissions de gaz à effet de serre du secteur des transports devraient augmenter dans les années à venir à moins de prendre des mesures importantes. Ainsi, le transport durable est un impératif pour répondre aux besoins de mobilité d’une société de la manière la moins préjudiciable pour l’environnement et sans compromettre les besoins de mobilité des générations futures.
Le rapport propose ainsi la formule « Net Zero Mobility », qui consiste à favoriser des opérations plus efficaces dans les modes de transport de passagers, ainsi qu’à améliorer l’efficacité énergétique. Cela dépend également de deux transitions technologiques majeures : le passage à la mobilité électrique (véhicules électriques et véhicules à pile à combustible) et le passage à des taux de mélange de carburant plus élevés et à l’utilisation directe de carburants à faible teneur en carbone (biocarburants et carburants à base d’hydrogène). Ces transitions sont susceptibles de nécessiter des interventions pour stimuler les investissements dans les infrastructures d’approvisionnement et encourager l’adoption par les consommateurs.
Les autorités doivent de ce fait fournir des efforts considérables dans la recherche et le développement pour toutes les technologies pouvant contribuer à la décarbonation des transports. Le gouvernement devrait évaluer les perspectives de ces technologies afin de concentrer la recherche et le développement sur les défis les plus importants et de permettre un déploiement stratégique des infrastructures.
Les stratégies suivantes peuvent être adoptées pour progresser vers une mobilité à émission nette zéro. Le document propose ainsi plusieurs options :
Les moyens suivants peuvent être adoptés pour mettre en œuvre les véhicules électriques au sein du gouvernement :
Après avoir adopté la voie de l’« e-government » et la numérisation des processus basés sur papier, de nombreux gouvernements se sont maintenant tournés vers une approche globale de la numérisation de l’ensemble de l’organisation, ou du moins ont reconnu la nécessité de le faire.
Un gouvernement numérique offre une opportunité unique pour la réingénierie des processus administratifs, la consolidation des services fragmentés et la réponse aux besoins des entreprises et des citoyens. Sous le gouvernement numérique, Maurice s’engage résolument dans la quatrième révolution industrielle, avec la numérisation se répandant dans l’économie grâce à des applications technologiques alimentées par le « big data », les données ouvertes, les applications mobiles intelligentes et le partage des données.
Mise en œuvre d’un système de gestion des ressources humaines vertes : la gestion des ressources humaines vertes est l’ensemble des politiques, des pratiques et des systèmes d’une organisation qui la rendent ainsi que ses employés respectueux de l’environnement, dans l’intérêt de l’individu, de la société, de l’environnement naturel et de l’entreprise.
Il est également recommandé de mettre en pratique le recrutement. L’application de critères verts lors de la sélection des candidats doit être une norme. La mise en place d’une piste de santé et d’un jardin pour les fonctionnaires est aussi recommandée.
Au cours des entretiens avec les fonctionnaires et lors des sessions de travail, des lacunes ont été identifiées :