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Baisse drastique du niveau d’eau dans les 170 ‘boreholes’ : plusieurs abonnés de la CWA pénalisés

Des camions-citernes sont déployés aux quatre coins du pays.

Plusieurs familles rencontrent pas mal de problèmes avec la fourniture d’eau. Surtout si elles ne possèdent pas de réservoir pour stocker l’eau. La raison de ces coupures, c'est que le niveau d’eau de 170 « boreholes » pour les besoins domestiques est en nette baisse.

Des camions-citernes sont déployés aux quatre coins du pays pour soulager ces familles. Certaines régions, comme Bambous-Virieux, Goodlands, L’Escalier, Case-Noyale, Pereybère, Chemin-Grenier et Bois-des-Amourettes, entre autres, sont les plus touchées. Elles sont considérées comme des « dark spots », étant principalement alimentées par les nappes phréatiques. 

Si la Central Water Authority (CWA) est responsable de la distribution et la préservation en eau, c’est cependant la Water Resources Unit (WRU) qui se charge de la mise en œuvre des projets de mobilisation d’eau. La principale source d’approvisionnement en eau domestique reste les nappes phréatiques (50 %). Le reste provient des sources de surface comme les réservoirs et les rivières.

« La WRU a pour tâches d’étudier et de formuler des politiques relatives au contrôle et à l’utilisation des ressources en eau. L’organisme doit aussi mettre en œuvre des projets de construction de réservoirs et d’infrastructures connexes et doit tenir une base de données sur les ressources en eau », fait comprendre un cadre de l’organisme. Il ajoute que la WRU doit mener et coordonner des recherches et des enquêtes sur une utilisation économique de l’eau. « Elle doit promouvoir, concevoir et construire, en consultation avec les autorités compétentes, des projets et des ouvrages visant à la conservation et au développement des ressources en eau. Elle doit veiller à ce que l’approvisionnement en eau soit conforme aux normes fixées par la loi, surveiller la construction des grands projets de barrages, assurer l’entretien régulier des barrages et mettre en œuvre une gestion intégrée des ressources en eau », fait-il comprendre.

« Boreholes » du privé et du public

La CWA compte 170 « boreholes ». Cependant, il y a entre 260 et 280 dans le privé. Ce qui fait entre 430 et 450 ‘boreholes’. On laisse entendre qu’aucun des « boreholes » de la CWA n’est à sec en ce moment. « En temps de sécheresse, la fourniture en eau certains de ces puits avait baissé. L’organisme mettait quelques « boreholes » en stand-by. Ils entraient ainsi en opération pour augmenter la production d’eau », fait-on comprendre. Pour le forage et la mise en opération d’un « borehole’, il faut faire une demande auprès de la CWA. C’est uniquement la CWA, sous les conseils de la WRU qui décide d’octroyer un permis ou pas pour opérer un « borehole ». Tout dépendra de ce que le demandeur compte en faire », fait comprendre un cadre de la CWA.

Il y a cinq aquifères principaux à Maurice : 

1. Curepipe/Vacoas/Flic-en-Flac 
2. Phœnix/Beau-Bassin/Albion-Moka/Coromandel 
3. Nouvelle-France/Rose-Belle/Plaisance
4. Nouvelle-Découverte/Plaine-des-Roches/Sweetwater Hole 
5.  Le Nord. 

Les deux premiers aquifères combinés sont les aquifères où l’on extrait le maximum d’eau souterraine par rapport aux autres. Chaque année, environ 150 millions de mètres cubes d’eau sont extraits, principalement des principaux aquifères. En ce moment, ils sont en nette baisse.

En cas d’urgence : la CWA peut exploiter les forages du privé

Il y a une entente entre la CWA et les propriétaires de forages privés pour utiliser l’eau en cas d’urgence. La CWA se réserve aussi le droit de puiser l’eau de ces puits privés en cas d’urgence, ce qui fait partie des conditions liées à une licence d’exploitation des eaux souterraines. Un règlement dans les Water Rights en fait aussi mention.

Acquisition de 10 camions-citernes

La CWA vient de faire l’acquisition de 10 camions-citernes, dotés de GPS, au coût de Rs 40 millions. L’objectif est de soulager les abonnés affectés par les coupures d’eau. Ainsi, l’organisme mettra fin aux contrats des opérateurs privés. Les véhicules seront opérationnels d’ici la semaine prochaine. Il y aura, par ricochet, un meilleur contrôle sur la distribution.

Quatre à cinq puits forés chaque année

Tous les aquifères de Maurice sont déjà cartographiés. Des recherches sont effectuées par les géologues et hydrologues de la WRU. La CWA est constamment à la recherche de nouvelles sources d'approvisionnement en eau afin de répondre à la demande croissante. Cependant, la WRU, en consultation avec le CWA, a un programme de forage selon lequel quatre à cinq puits doivent être forés chaque année. Cela va se faire après que les études nécessaires ont été réalisées afin que ces nouveaux puits puissent être exploités de manière durable et sans causer d’interférences sur les sources d’eau existantes.

La liste des « boreholes » et leur capacité de production :
Fond-du-Sac 6 500 mètres cubes (m3) d’eau par jour
La Louisa 7 500 m3/jour
Belle-Rose (Clémencia) 9 200 m3/jour 
Petit-Paquet (Montagne-Blanche) 8 160 m3/jour 
La-Marie 6 000 m3/jour
Barkly 6 000 m3/jour 
Bassin 8 000 m3/jour 
Hollyrood 7 000 m3/jour
Solférino (Candos) 6 000 m3/jour 
Trianon 6 000 m3/jour
Beaux-Songes 5 700 m3/jour
Plaisance 6 700 m3/jour 
Cluny 7 200 m3/jour
Gébert (Rose-Belle)  6 300 m3/jour
Nouvelle-France 6 500 m3/jour
Plaine-Magnien 7 200 m3/jour
Trois-Boutiques 7,700 m3/jour
Montée du Fil 8 700 m3/jour.

 

 

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