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Tentative d’attaque contre l’ambassade de France : la «dynamite» ne pouvait provoquer d’explosion

Mohammad Jaabir Papauretty fait face à deux accusations provisoires devant le tribunal de Port-Louis

Des experts affectés à l’Explosive Handling Unit de la police ont procédé à l’examen de la « dynamite » saisie en possession de Mohammad Jaabir Papauretty, 26 ans. Après vérification, ils ont conclu qu’il n’y avait aucun risque que celle-ci provoque une explosion. 

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Le suspect a admis avoir utilisé des pétards pour fabriquer cette dynamite : « Monn kas bann petar, devid zot souf ek prepar dinamit-la. » Au cours d’une fouille à son domicile peu après son arrestation, vendredi dernier, les limiers de la Criminal Investigation Division de Port-Louis Sud ont effectivement saisi un paquet de pétards « Golden Deer ». 

Lors de son interrogatoire, selon la police, le suspect aurait avoué son intention de faire exploser le siège de l’ambassade en réponse à la guerre qui embrase la Palestine : « Mo finn desid pou eklat lanbasad de Frans avek dinamit ki ena avek mwa pou vanz bann mor dan Palestinn. Mo finn get bann dominer ki bann lezot pei pe fer dan Palestinn. »

Du côté des Casernes centrales, il revient que ce présumé terroriste collabore pleinement avec les enquêteurs dirigés par le surintendant Hayman Dass Ghoora. Son téléphone cellulaire a aussi été examiné lundi par l’Information Technology (IT) Unit du CCID.

C’est le vendredi 17 mai dernier, dans l’après-midi, que Mohammad Jaabir Papauretty a été arrêté par les hommes du surintendant Dussoye et de l’inspecteur Mohess de la Divisional Crime Intelligence Unit (DCIU), alors qu’il se tenait à l’angle des rues Desroches et St Louis. Il a été soumis à une fouille et les policiers ont récupéré en sa possession une dynamite, une arme tranchante ainsi qu’une boîte d’allumettes.

L’enquête policière se poursuit.

Jaabir Papauretty reste en détention

Mohammad Jaabir Papauretty, 26 ans, fait l’objet de deux accusations provisoires devant le tribunal de Port-Louis : « threatening to do an act of terrorism », en vertu des articles 3(1)(a) 2(b) (i) & 32 (1) (a) de la Prevention of Terrorism Act et « possession of offensive weapon ».

Selon l’acte d’accusation, le délit a été commis le 17 mai 2024 à la rue St Georges, Port-Louis. Il est reproché à cet habitant de Vallée-Pitot d’avoir été en possession d’une bombe artisanale et menacé de faire exploser l’ambassade de France à Maurice. Il est aussi accusé d’avoir été en possession d’un couteau.

À sa comparution, lundi 20 mai 2024, devant le magistrat Prashant Bissoon, la poursuite, représentée par le « police prosecutor », le sergent Mungra, a objecté à sa remise en liberté sous caution. Deux points d’objection ont été avancés. Notamment que le prévenu risque de manipuler les preuves et aussi de prendre la fuite. 

Il a été reconduit en cellule policière jusqu’au 27 mai 2024. Date à laquelle il aura à se présenter de nouveau devant le tribunal de Port-Louis.  

 

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