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Écoles primaires catholiques : 75 ans au service de l’île Maurice

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2019 marque le 75e anniversaire de la RCEA. Durant toutes ces années, cette autorité a travaillé en partenariat avec l’État dans le secteur éducatif.
Les 75 ans de la Roman Catholic Education Authority (RCEA) sont célébrés avec enthousiasme. Toutefois, l’accent est mis sur le partenariat Église-État. D’ailleurs, la ministre de l’Éducation, Leela Devi Dookun-Luchoomun, n’a pas manqué de le souligner lors de son intervention, mercredi dernier, au Thabor. « La synergie entre l’État et le Service Diocésain de l’Éducation Catholique (SeDEC) perdurera, je vous en donne l’assurance. »

C’est en 1944 que la RCEA voit le jour après la promulgation de l’Education Ordinance No.12. Selon les chiffres disponibles, elle gère, à ce jour, 46 écoles primaires à Maurice et cinq à Rodrigues. Elle compte une moyenne de 16 000 écoliers et un personnel d’environ 1 500 membres. Le Cardinal Maurice Piat rappelle : « Le but de l’éducation est d’aider chaque enfant à grandir humainement et à être heureux au sortir de cette école peu importe ses résultats. Lorsqu’on veut de bons résultats, on est prisonnier de l’Éducation. Il faut s’adapter à l’enfant et avoir une certaine liberté par rapport au curriculum. »

Formation des instituteurs

Après leurs études au Mauritius Institute of Education (MIE), les instituteurs suivent une formation au SeDEC. Cela peut aussi avoir lieu pendant leurs études. Celle-ci leur permet de comprendre la philosophie de l’éducation catholique tout en étant formés à l’enseignement de matières propres à l’éducation catholique, dont l’enseignement religieux ou l’enseignement à l’interculturalité d’après un référentiel bien établi, qui ne sont pas prises en charge par le MIE.

Chaque instituteur ayant la responsabilité d’une classe mise aussi sur le partenariat avec les parents. Ils sont conviés à donner leurs points de vue et à assister aux rencontres organisées par l’institution. Au cas où il y a un problème particulier, le parent est invité à prendre connaissance des faits et, avec le concours de l’instituteur, à trouver une solution dans l’intérêt de l’écolier.

Et l’après ?

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La famille Lapoul au complet.

Après 75 années d’existence, la RCEA ne compte pas s’arrêter en si bon chemin. Elle veut rester aussi dynamique. Le projet Kleopas, mis en exergue en janvier 2017, lui permet d’avancer et d’offrir encore mieux aux écoliers, parents et professionnels qui sont concernés dans le contexte de la réforme éducative au niveau national. Les responsables sont conscients du défi qu’ils doivent relever. Il y a la communauté scolaire et les enfants qui ont des problèmes relationnels ou comportementaux. L’ère digitale est aussi considérée comme importante afin de ne rien rater. Ils travailleront aussi à veiller que les écoles continuent à appliquer une pédagogie inclusive pour qu’aucun enfant ne soit exclu du système.

Le savoir-vivre et le savoir-être

Chimène Lapoul défend bec et ongles l’éducation dispensée par les écoles catholiques. « J’ai fréquenté l’école primaire de St-Julien RCA et le collège Notre-Dame de Curepipe. Les éducateurs que j’ai eus étaient à la fois sévères et amicaux. Ils nous ont appris le savoir-être et le savoir-vivre en société, confie-t-elle. L’éducation reçue me permet de faire face aux aléas de la vie et d’être autonome dans la façon de gérer les choses. » Elle se dit satisfaite de l’évolution des écoles catholiques à Maurice. « L’éducation dispensée fait la différence dans la vie des élèves même si au fil des années, il y a une différence dans la façon de faire. »

Son mari et elle ont choisi des établissements catholiques pour leurs enfants. « Le choix était clair : il fallait qu’ils soient admis dans des écoles comme celles où j’avais eu la chance d’étudier. » C’est ainsi que son aîné, Stéphane, 14 ans, a été élève au collège Lorette junior à Curepipe avant son parcours secondaire au collège St-Joseph. Camille, 8 ans, est en Grade 3 au collège Lorette junior à Curepipe. Chimène en est très satisfaite et elle précise : « L’exercice d’admission de nos deux enfants a été fait selon les procédures voulues et il n’y a eu aucun favoritisme. » 

Elle souligne : « Nous avions eu une formation sur la discipline positive qui a été bénéfique pour nous. Les enfants ont suivi le programme Zippy qui les aide à gérer leurs émotions et être partie prenante dans la vie de tous les jours. Le suivi de l’école doit se faire à la maison. » Elle partage une expérience. « Ma fille refait son Grade 3, n’ayant pas le niveau requis pour passer en Grade 4. Au début, mon mari et moi avions du mal à accepter cette décision de la directrice mais elle a pris le temps de nous expliquer les avantages d’une telle décision et nous avons accepté. Aujourd’hui, je suis heureuse de constater que notre fille progresse. Ses résultats du 1er trimestre se sont améliorés et elle continue à s’appliquer pour le deuxième. Nous faisons entièrement confiance aux instituteurs et administrateurs qui savent mieux que nous ce qui est bon pour les écoliers sur le plan des études. »

Le SeDEC sur le Net

Le SeDEC a lancé son site Web, www.sedec.mu.

Un site qui se veut dynamique en offrant les dernières nouvelles, les activités et divers projets. C’est aussi un moyen de rapprocher le personnel des établissements scolaires.

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