Au cœur de l’info : flambée des prix et pénurie bien réelle
Par
Le Défi Quotidien
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Des risques de pénurie menacent le pays alors que les prix ne cessent de grimper. Quelles sont les alternatives pour les consommateurs ? C’est la question abordée dans l’émission « Au cœur de l’info » le jeudi 10 mars 2022 par Florence Alexandre avec ses invités.
« Nou finn touletan lager pou ki bann pri, par ekzanp, pou delwil res a enn pri konpetitif », explique l’importateur, Pritam Dabydoyal, directeur de P&P International Co. Ltd. Selon lui, c’est grâce aux subsides offerts par l’État. En ce qui concerne la pénurie, il avance qu’elle est inévitable « car les prix ont vraiment augmenté, à moins que le gouvernement vienne avec d’autres subsides. Cela dépendra du soutien qu’il offrira ».
Jayen Chellum, directeur de l’Association des consommateurs de l’île Maurice (Acim), concède qu’il y aura des problèmes d’approvisionnement, surtout pour les produits venant d’Ukraine. Il estime qu’il y a plusieurs autres marques qui sont disponibles et qui peuvent être importées à Maurice. « Le gouvernement doit venir avec un mécanisme et une formule claire, avec l’apport des importateurs pour que le consommateur ne soit pas perdant. »
Amit Bakhirta, Chief Executive Officer d’Anneau, estime, pour sa part, que les consommateurs doivent être réalistes et comprendre qu’il y a beaucoup de facteurs externes qui expliquent la hausse des prix. « Mise à part la dépréciation de la roupie qui a perdu au moins 25 % de sa valeur ces deux dernières années, il y a le coût de l’import ainsi que d’autres problématiques liées au confinement et à la pandémie. Désormais, il y a aussi le conflit entre l’Ukraine et la Russie. »
Il pense cependant que c’est un conflit transitoire qui ne va pas perdurer. « Au niveau local, les consommateurs en souffrent, mais nous devons être au courant de l’état de nos recettes fiscales. Les subventions sont difficiles, mais pas impossibles », dit-il. Il propose de venir avec des « kart rasion » aux familles vulnérables afin d’obtenir des subventions avec des réconciliations au niveau de la Mauritius Revenue Authority.
Quant à Jaganathan Parasivam Rangan, secrétaire permanent du ministère du Commerce et de la Protection des consommateurs, il fait ressortir que le mécanisme de subvention est « dynamique et évolutif ». Il prend l’exemple du lait et de l’huile pour lesquels il y a eu des ajustements. Il explique qu’en décembre, il y a eu une autre étude et des consultations au niveau de la Chambre de commerce et d’industrie.
« Il y a eu certaines fluctuations çà et là, mais qui ne nécessitaient pas forcément de nouveaux subsides. Nous pensions qu’il y aurait des améliorations en janvier. Or, les prix continuent d’augmenter », dit-il, affirmant que le ministère fait de son mieux, en consultation avec les importateurs, pour trouver des solutions.