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Zourne Internsional Lang Maternel 2021 - Arnaud Carporan, president de la Creole Speaking Union : «Mo pa pou konplis enn inzistis ki pe kree de kategori sitwayen»

Arnaud Carporan. Arnaud Carporan.

Le président de la Creole Speaking Union, Arnaud Carpooran, ne comprend pas pourquoi le ministère de l’Éducation n’a pu créer toutes les conditions pour permettre aux collégiens étudiant le kreol de participer aux examens du SC et HSC cette année. « Finn gagn boukou letan depi ki finn abord sa isu-la. Si pa fer nanien, nou pou kree de kategori sitwayen. Si mo res trankil, mo pou konplis. Pou bizin al ziska Nations unies », prévient-il.

Les célébrations de la Zourne Internasional Lang Maternel 2021, à l’université de Maurice, samedi 27 février, ont été l’occasion pour Arnaud Carpooran, OSK et également doyen des Humanities, de prévenir le ministre de l’Éducation : « Mo pa pou konplis de sa zafer-la. Mo pe poz bann kestions. Se enn kestion drwa imin, drwa ego, Equal Rights de bann zanfan de la repiblik », dit le président de la Creole Speaking Union (CSU). Il a, dans le même souffle, interpellé le vice-président de la République, Eddy Boissézon, et l’Ombudsperson for Children, Rita Venkatasawmy, tous deux présents durant l’événement. « Kapav mo impe tro tipti-tipti », ajoute-t-il.

La participation aux examens du SC et HSC est une suite logique à l’apprentissage de la langue kreol, commencée depuis le primaire, fait-il observer. « Il faut corriger une discrimination, sinon je me verrai contraint d’exposer cela aux Nations unies. Car ce sont les Nations unies qui ont décrété chaque 21 février ‘Zourne Internsional Lang Maternel 2021’. L’État mauricien à l’obligation de veiller que tous ses enfants aient les mêmes droits », ajoute-t-il. Arnaud Carpooran dit noter un « glissement » dans la progression de la reconnaissance du kreol depuis le départ à la retraite de Daniela Police. « On revient à l’aristocratisation des langues », dit-il.

Dr Beatrice Antonio-Françoise a fait observer qu’il y a suffisamment de raisons pour augmenter le nombre de collèges où le kreol est enseigné, en réponse à un argument mis de l’avant par le ministère de l’Éducation pour exclure le kreol des examens du SC et HSC. « Aujourd’hui, grâce à l’Internet, l’argument spatio-temporel ne tient plus la route, de même que celui d’absence de ressources pour enseigner ou de manque de littérature », déclare-t-elle. Sur ce point, le Pr Carpooran s’est posé la question quant à la raison de l’UoM (donc lui, car c’est la CSU qui est concernée) d’un comité technique mis sur pied par le ministère de l’Éducation. « Mo pe atann ankor sa komite-la ki konsern spesializasion », dit-il.

L’événement a aussi vu la remise de prix aux participants au Konkour Lekritir text siantifik, organisé l’année dernière par la CSU. Les participants étaient la Dr Beatrice Antonio-Françoise (Mauritius Institute of Education, coordonnatrice sous-comité Terminolozi), Dr Yannick Bosquet (UoM, coordonnatrice sous-comité Varyasion rezistral), Christina Chan-Meetoo, UoM et Aleesha Boolaky (sous-comité Formasion ek informasion).

Il convient de souligner qu’une bonne partie de l’événement était consacrée à la thématique de l’introduction du kreol morisien au Parlement et la création des conditions pour y arriver. Une démarche qui, souligne Arnaud Carpooran, relève de l’initiative de la CSU. « Mo pe fer san enn sou, mo pe konsakre tou mo letan parski li partisip dan le konsep Nation Building », fait-il ressortir, avant de lancer un appel à tous les Mauriciens, où qu’ils soient et quelles que soient leurs langues maternelles de « devenir des traducteurs. Je vois accueille tous, soyez les bienvenus. » Les contributions peuvent être envoyées au courriel [email protected]

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