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À Mont Mascal, Petit-Raffray : plantations de canne à sucre ravagées par des taureaux

Le bétail et la culture peuvent faire bon ménage si...

Les cultures de canne à sucre sont ravagées sous les yeux des planteurs par des taureaux qui envahissent leurs champs dans le Nord du pays. Ces bovins n’ont pas ni de tags à l’oreille ni de corde autour du cou. Ces planteurs avancent que les boutures mangées par un animal affectent grandement les plantations.

Chez la famille Seewparsad, habitant le Nord du pays, plusieurs générations de planteurs se sont succédées. Celui qui nous intéresse ici est un habitant de Petit-Raffray, âgé de 78 ans, qui cultive cinq arpents de cannes à sucre à Mont Mascal.  

Depuis un certain temps, ce planteur rencontre malheureusement un gros problème. Ses champs sont envahis par un groupe de taureaux, environ 25, qui détruisent toutes ses plantations sous les yeux du planteur, surtout les boutures. L’autre jour, ces bêtes ont détruit des plantations sur environ deux arpents. De plus, explique-t-il, «ces taureaux n’ont pas de tags à l’oreille (numéros accordés par le ministère de l’Agro-industrie), encore moins de cordes autour du cou. On ne sait pas à qui ils appartiennent ».

Bien entendu, M. Seewparsad n’est pas le seul à subir ces préjudices. D’autres planteurs en souffrent autant. À maintes occasions, ils se sont tournés vers le poste de police de Grand-Baie. Mais en vain. « Là-bas, on nous demande d’apporter une preuve du passage des taureaux dans nos champs. C’est comme si nous devrions mettre une corde autour du cou de chaque taureau et les amener au poste de police. On trouve cela grotesque », a fait ressortir le planteur. Ce dernier raconte qu’une fois, un planteur a réussi à attacher un taureau, mais il a été accusé par quelqu’un d’avoir volé son animal. Le pauvre planteur a passé trois nuits en cellule policière. De victime, il était devenu accusé.

Si la culture de la canne à sucre perd graduellement de son influence à Maurice, cependant une vague de découragement se fait ressentir chez les planteurs. « Certains planteurs sont tellement découragés qu’ils ont préféré abandonner leur plantation », lâche M. Seewparsad avec dépit. Ce septuagénaire craint aujourd’hui pour sa sécurité et celle de ses plantations. Il raconte qu’une fois en dénonçant l’irresponsabilité des propriétaires des taureaux, ces derniers ont mis le feu à ses plantations.  Si les choses continuent ainsi, M. Seewparsad appréhende de perdre jusqu’à Rs 200 000 à chaque coupe.

Du côté du ministère de l’Agro-industrie, on laisse entendre que les planteurs doivent eux-mêmes assurer la protection de leurs terres sous culture avec l’installation de barrières ou la présence de gardiens. Pour élucider ces informations, M. Seewparsad interroge le ministère de l’Agro-industrie : « Quelles sont les conditions à respecter pour un éleveur de bétail ? Comment faire pour que ses bêtes ne détruisent pas les plantations de cannes à sucre ou autres plantations?» Pour qu’il ait ses réponses, la rédaction lui a conseillé de se rendre au 9e étage du bâtiment Renganaden Seeneevassen, à Port-Louis, pour rencontrer Sadanand Chooneea, l’attaché de presse du ministère de l’Agro-industrie.

Comme ses plantations ont déjà été incendiées, la rédaction a également consulté la police. M. Seewparsad devrait incessamment avoir une rencontre avec le caporal Bernard Mootoosamy du Police Press Office.

 

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