Ish Sookun a retenu les services des avocats Sanjeev Teeluckdharry et Erickson Mooneapillay. Me Teeluckdharry a informé la Cour que son client était en détention préventive depuis huit heures, n’a pas été interrogé par la police et qu’il n’a pas fait de déclaration.
Il a demandé que les 21 objets qui ont été saisis soient analysés, en présence de son client. De plus il souhaite que l’interrogatoire de ce dernier se fasse en présence de ses hommes de loi.
Par ailleurs, l’homme de loi a fait ressortir que son client est poursuivi en vertu des articles 5 et 32 de la Prevention of Terrorism Act (PoTA). Cette loi ne permet pas la remise en liberté conditionnelle.
L’avocat s’est référé au cas de Khoratty pour soutenir que le refus de remise en liberté à une personne est anticonstitutionnel. Il a fait une demande pour que la liberté conditionnelle soit accordée à son client.
« Très dévoué pour mon pays »
Du banc des accusés, Ish Sookun a déclaré : « Je travaille comme Linux System Administrator. Je suis un expert en informatique. Très dévoué pour mon pays. Je ne suis pas un terroriste et je nie les accusations qui sont portées contre moi ».
Les accusations « Terrorist Meeting »
Le 20 janvier 2016, à Indra Cyber Café, au bâtiment de Lake Point, Curepipe, en toute connaissance de cause, Ish Sookun aurait fourni la logistique dans le cadre d’une activité terroriste, en permettant d’envoyer un courriel. Des postes de police, des tribunaux, le Passport and Immigration Office et l’aéroport auraient été visés.
Acte de terrorisme
Gianeshwar Sooklall, un habitant de Moka, répond d’une accusation provisoire d’acte de terrorisme.
Peine
Selon la Prevention of Terrorism Act, une personne jugée coupable, en vertu des articles 4, 5, 6, 7, 12 et 15 de cette loi, risque une peine de pas moins de trois ans de prison et n’excédant pas vingt ans.
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Ish Sookun avait fait parler de lui lorsqu’il avait témoigné, dans le procès intenté par le Dr Rajah Mahadeo dans l’affaire de carte identité. De son côté, Kishan Sooklall sera traduit ce 25 janvier devant le tribunal de Curepipe.