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Harcèlement et sécurité sur Internet : comment protéger nos enfants 

La technologie fait partie de notre quotidien. Que ce soit les adultes ou les enfants, tous ont leurs applications pour se divertir. YouTube, Facebook, Snapchat, Instagram, TikTok, le choix est illimité. C’est aussi le cas des dangers du monde digital. 

Il faut tout d’abord commencer par enseigner la pensée critique à nos enfants et aux personnes âgées, car ils apprendront à poser des questions quand ils verront des choses en ligne. C’est ce que recommande Elizabeth Milovidov, experte américaine en matière de parentalité numérique, de droits de l’enfant et d’Internet pour le Conseil européen, ainsi que membre du CoE Expert Working Group à la Digital Citizenship Education. Celle-ci était présente lors de l’atelier sur l’Internet Safety and Child Protection : Challenges, Trends and Best Practices aux Casernes de Curepipe, le 12 septembre 2019. 

Selon Elizabeth Milovidov l’utilisation prolongée d’écrans  par les enfants peut conduire à des cas d'autisme virtuel. 

« En 1975, une personne sur 5 000 était touchée par cette maladie, alors qu'en 2005, une personne sur 500 était atteinte d'autisme virtuel. En 2014, le nombre a continué à augmenter et un enfant sur 64 a été diagnostiqué artiste. Les enfants n’ont pas les compétences essentielles pour juger si une situation est réelle ou non ou s’il a raison ou tort. C’est le rôle des parents de leur enseigner cette compétence », lance-t-elle 

Les parents devraient demander à leurs enfants comment était leur journée en ligne»

L’experte a également expliqué à quel point le téléchargement de photos des bébés ou des enfants mineurs sur les réseaux sociaux peut être dangereux. Premièrement, il s’agit d’une violation de la vie privée de l’enfant, car ce dernier ne donne pas de permission aux parents de poster ces photos. Deuxièmement, il est très facile de les manipuler avec des logiciels tels que Photoshop pour ensuite les télécharger sur des sites pornographiques.

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Elizabeth Milovidov.

« Les parents doivent comprendre et accepter cette technologie, les médias sociaux sont là pour durer. Il ne faut donc pas hésiter d’empêcher les enfants de les utiliser. Cependant, les adultes peuvent s'asseoir avec leurs enfants à partir de deux ans quand ils regardent des vidéos. Sur l’application YouTube, les parents peuvent désactiver la lecture automatique afin qu'ils contrôlent les vidéos. Ils peuvent également s'abonner à une chaîne YouTube réservée aux enfants afin qu'ils sachent quel type de vidéos ils regardent » explique-t-elle. 

En général, les parents ne devraient pas paniquer. «Parlez à votre enfant, car Google ne peut pas élever nos enfants. Au lieu de s’affoler, les parents doivent guider les enfants et leur apprendre quelle est leurs limites. Pour les parents d’enfants plus âgés, il est plus facile de communiquer avec eux en leur parlant et en leur demandant ce qu’ils consultent et à qui ils s’adressent. Au lieu de leur demander comment était leur journée, les parents devraient demander à leurs enfants comment était leur journée en ligne, sans être envahissants. Il est aussi important de s'assurer que les enfants aient un autre adulte avec lequel ils peuvent avoir confiance afin qu'ils puissent se tourner en cas d’une situation extrême » ajoute-t-elle. 

Tout se résume à l'éducation. 

« Si un enfant est victime de sextos (messages à caractère sexuel) ou de partage d'images inappropriées avec quelqu'un en ligne, il ne faut pas le criminaliser. Il faut  lui indiquer les conséquences. Cela peut arriver à n'importe quel enfant, il est donc important de lui en parler. Pour cela, je recommande d'utiliser des exemples en ligne pour préparer les enfants à faire face à de telles situations », souligne Elizabeth Milovidov.  

« Cet atelier est une opportunité de conscientiser la force policière mais aussi les parties prenantes comme la CDU afin de mieux protéger les enfants », explique l'ASP Harlan Dass Ghoora, l’officier pour la protection des mineurs. D’ailleurs, l’officier encourage les enfants à contacter la Crisis Hotline sur le 213 ou la force policière sur le 148 en cas de harcèlement ou de cybercrime.

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