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Meurtre de Kaya Kistnen : Sambacaille, condamné pour braquage de la MCB en 2005, a été interrogé 

Laval Sambacaille avait participé à un hold-up à la MCB à Port-Louis.

Laval Sambacaille, l’un des braqueurs qui avaient emporté Rs 51,8 du coffre-fort principal du quartier-général de la MCB, a été interrogé la semaine dernière quant à son emploi du temps, le vendredi 16 octobre 2020.   

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Laval Sambacaille, 55 ans, l’un des complices de Pooveden Subbaroyan, alias Vinessen, dans le braquage au quartier-général de la MCB le vendredi 11 février 2005, a été interrogé la semaine dernière par la Major Crimes Investigation Team (MCIT). La cellule homicide du Central Criminal Investigation Department (CCID) l’a entendu quant à son emploi du temps le jour de la disparition de Soopramanien Kistnen, aussi dit Kaya, le vendredi 16 octobre 2020.  

Tout laisse penser que l’habitant de Montagne-Ory avait été tué ce jour-là, après qu’il se soit rendu à La Louise, Quatre-Bornes, où il était censé s’entretenir avec Vinay Appana, l’ami de l’ex-ministre du Commerce Yogida Sawmynaden, qui avait raflé de gros contrats de la Santé pour la fourniture d’équipements contre la Covid-19, quelques mois plus tôt. Son cadavre, carbonisé à 40 %, avait été retrouvé 48 heures plus tard dans un champ de canne à sucre à Telfair, Moka. 

La convocation de ce récidiviste notoire était essentielle au vu de sa proximité avec Vinessen Subbaroyan. Ce dernier était l’associé de l’activiste du Mouvement socialiste militant (MSM) de la circonscription de Moka/Quartier-Militaire au sein de la société Rainbow Construction. L’ancien planton de la MCB y avait injecté Rs 1,4 million – obtenues grâce à un prêt consenti par son père – sans aucun retour sur son capital.   

Laval Sambacaille a indiqué qu’il est toujours un ami de Vinessen Subbaroyan et a fourni un alibi qui reste à être vérifié. Considéré il y a 16 ans comme l’un des fugitifs les plus recherchés de Maurice, il avait été intercepté onze mois après le braquage près de la Happy World House, à Port-Louis, par l’inspecteur Roland Lebon qui venait d’être transféré de la MCIT à la Criminal Investigation Division (CID) de Port-Louis Nord.   

Interrogé sur la mort de Gérald Lagesse – le Customer Service Supervisor responsable de la chambre-forte au quartier-général de la MCB, asphyxié après qu’on lui ait mis du papier dans la bouche –, l’équipe de feu Hurrydeo Raddhoa l’avait remis en liberté quelques jours plus tard. Ce, même si seules Rs 3 millions sur les Rs 51,8 millions emportées avaient été retrouvées sous un pont à Ebène.  

En mai 2008, il avait été cueilli par l’Anti-Drug and Smuggling Unit (Adsu) après que sa compagne ait été arrêtée pour avoir fait des courses à Roche-Bois avec un faux billet de Rs 500 et que cinq autres fausses coupures d’un même montant aient été retrouvées chez elle. Un an plus tard, cet homme fiché pour proxénétisme, possession d’héroïne et vols est appréhendé pour une fausse opération de « spraying » contre la dengue à la villa de l’Italien Virginio Palmarin, à Pointe-aux-Biches d’où il a emporté un coffre-fort.  

Le lundi 8 novembre, ce sera au tour de Koomadha Sawmynaden qui sera appelé à s’expliquer dans le cadre de l’enquête sur le meurtre de Kaya Kistnen. Frère aîné de Yogida Sawmynaden – avec qui il a coupé tout contact depuis des années –, il devra s’expliquer sur certaines « incohérences » contenues dans ses premières dépositions. Son interrogatoire intervient après ceux du maçon Jean-Noël Heroseau, Vinessen Soobaroyan et Satish Rajiah. 

Jean-Noël Heroseau a travaillé pour Koomadha Sawmynaden par le passé et il avait été questionné étant donné qu’il se trouvait dans la même zone géographique que Kaya Kistnen dans l’après-midi du vendredi 16 octobre 2020. Il a déclaré aux enquêteurs avoir emmené une proche à l’hôpital Victoria, à Candos. Quant à Satish Rajiah, déjà inquiété par la police criminelle pour avoir battu un homme à mort à Albion, l’an dernier, il a été entendu par rapport à une somme de plus d’un millions qu’il aurait prêté à la victime, ce qu’il nie.  
 

 

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