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Bilan IBL - Arnaud Lagesse :  l’industrie cannière dans un bain de sang

Arnaud Lagesse Le CEO d’IBL tire la sonnette d’alarme.

L’industrie cannière se retrouve dans un bain de sang ! C’est la forte exclamation d’Arnaud Lagesse, groupe CEO d’IBL, faite lors de la présentation du bilan du conglomérat le mardi 1er octobre dans la salle de cinéma Star, au Caudan (voir texte-bilan chiffré dans le supplément).

«Ce secteur passe par des moments très difficiles. C’est un sujet qui préoccupe tous les dirigeants des compagnies sucrières du pays. Il y a une remise en question de la filière cannière. Quinze ou dix-sept ans de cela, la production sucrière tournait autour de 640 000 tonnes. Elle est présentement de 320 000 tonnes et risque fort de réduire à 250 000 tonnes dans quelques années. Il faut voir comment protéger l’environnement comme le fait la canne actuellement. Si les terres sont laissées en friche, cela va être nuisible à l’écologie. Comment aussi protéger les centaines d’employés de l’industrie ? Qu’allons-nous faire des usines? », sont autant de questions qu’il a mises de l’avant.

Actionnaire d’Alteo, qui subit les mêmes difficultés que les autres usines, il porte cependant de bonnes nouvelles avec ses opérations dans le vert ailleurs en Afrique de l’Est où en Tanzanie, le sucre se vend à $ 720 la tonne. 

« Il existe des solutions pour Maurice. Par exemple, on peut effectuer une mécanisation à outrance de la terre, accentuer la production de sucres spéciaux, transformer les terres marginales en des projets immobiliers…Nous avons cependant pas le back-up des autorités et le timing n’est pas bon avec la tenue des prochaines élections générales. Les solutions ne sont pas évidentes en prenant en compte le respect de l’environnement, des employés et d’une histoire riche de plusieurs siècles », a-t-il ajouté. 

L’autre point fort de sa présentation a été axé sur la poursuite de la transformation numérique du groupe. Selon le groupe CEO, il s’agit d’un sujet important d’où la mise en place d’une équipe dédiée à cette initiative dirigée par Diya Nababsing-Jetshan. Ce projet est centré sur le client, c’est-à-dire toutes les parties prenantes engagées avec le groupe. 

La carte WIIW est un bel exemple de cette transformation. Grâce à cette carte de fidélité, le consommateur peut accéder à des rabais et autres promotions pour des achats chez 11 partenaires, filiales et associées d’IBL. Trois mois après son lancement, 120 000 clients l’ont adoptée, ce qui représente 9% de la population. 

« Notre but ultime n’est pas vraiment la carte en elle-même mais les données qu’elle nous fournira. Nous pouvons, par exemple, anticiper la demande des clients. Les données récoltées serviront à mieux cerner les différents marchés », a-t-il expliqué. 

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