Live News

Protection des droits des enfants : Maurice blâmé au Conseil des Nations unies

Nations unies L’Attorney General, Maneesh Gobin, a dû faire face à un feu roulant de questions.

Maurice, par la voix de son Attorney General, a donné l’assurance aux Nations unies de promulguer la loi régissant la protection des droits des enfants. Maneesh Gobin intervenait lors de l’examen périodique universel du Conseil des Nations unies, mercredi, à Genève. Maurice a aussi été montré du doigt sur la lutte contre le trafic humain ou encore la protection de la femme, entre autres.

Droit des enfants

L’Afghanistan, l’Algérie, l’Arménie, le Bhoutan, le Botswana, le Cameroun, la Chine, les Comores, la République démocratique du Congo (RDC), le Gabon, la Georgie, le Pays-Bas, les Seychelles, la Tunisie, l’Ouganda et l’Ukraine ont été unanimes à souligner « l’importance de l’introduction d’une loi régissant la protection des enfants ». Si des intervenants ont abordé le mariage des mineurs, d’autres ont fait ressortir qu’une telle loi « freinerait les cas d’abus sur les enfants », ou encore « renforcerait la protection des enfants ». Dans son intervention l’Attorney General, Maneesh Gobin a expliqué que le Children’s and Adoption Bill, qui est en consultation depuis 2013, est fin prêt. Le projet de loi, a-t-il précisé, sera présenté à l’Assemblée nationale d’ici 2019.

Trafic humain

Maurice a également été épinglé sur le dossier du trafic humain. La Côte d’Ivoire, la RDC, le Honduras, les Maldives ou même l’Indonésie, entre autres, ont à tour de rôle demandé au GM d’appliquer des mesures visant à combattre le trafic humain dans le pays. Un « plan de travail national », « la ratification des traités internationaux », « des enquêtes approfondies » et « un Masterplan », sont quelques unes des propositions formulées par ces pays. L’Attorney General a fait ressortir que la lutte contre « le trafic humain est un problème que le pays est en train de tacler avec des pays amis, tels que les États-Unis, surtout en termes d’assistance ».

Protection de la femme

Si le combat de Maurice pour l’égalité des genres a été salué, la violence domestique à l’égard des femmes n’a pas été vue d’un bon œil par les intervenants. L’Algérie, l’Argentine, l’Arménie, le Burundi, la Belgique, le Canada, Djibouti, l’Italie, le Népal, le Portugal ou la Slovénie ont tous soumis des propositions au gouvernement. « L’accessibilité des victimes à rapporter des cas de violence aux autorités », un « renforcement des mesures dans le combat contre la violence à l’égard des femmes » ainsi que « l’application des lois relatives à la protection de la femme » ont ainsi été proposés.