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Explik ou Ka Thématique : tout savoir sur les services de la Development Bank of Mauritius

La dbm agit aussi pour rebooster le secteur économique.

La Development Bank of Mauritius offre plusieurs services financiers, dont aux petites et moyennes entreprises pour faire avancer leurs projets. Quels sont les critères d’éligibilité ? Pour en parler, Ziyad Issack et Sunil Gopal ont reçu Jaywant Pandoo, le Managing Director, le jeudi 16 septembre. 

Lorsque la Development Bank of Mauritius (DBM), alors connue comme la Mauritius Agricultural Bank, est créée en 1936, elle vient principalement en aide aux planteurs et coopératives. Ce n’est qu’à partir de 1964 que la DBM change d’appellation. « La demande de crédits augmentait avec le développement du pays et il fallait bien financer les projets. » À l’époque, souligne le Managing Director, Jaywant Pandoo, il n’y avait pas beaucoup de banques. « En 1970, nous avons été témoin de la révolution industrielle. » Les services de la banque ont de ce fait évolué avec la transformation qu’a connue le pays au fil des années.

La DBM, affirme Jaywant Pandoo, à plusieurs fonctions. « La principale est d’offrir une aide financière, sous forme de prêts, aux petites et moyennes entreprises. Nous construisons aussi des SME Parks pour les leur proposer en location à un coût très minime. » Deux nouveaux ont vu le jour, à Plaine-Magnien et Vuillemin. Il y en aura également un autre à Solférino. « Ce sera une première car il sera fait avec la collaboration de la municipalité de Vacoas sur un terrain de trois arpents », s’enthousiasme le Managing Director de la DBM.

Pourquoi ces endroits ? « Nous constatons que les lieux connus, comme les centres-villes, sont saturés et les gens travaillent devant leurs portes. Pour éviter ce type de pollution, nous voulons leur offrir un endroit plus sûr. » 

À ce jour, la DBM a des bâtiments similaires à Coromandel, Plaine-Lauzun, Valentina-Phoenix, Surinam, Bassin Road, Quatre-Bornes, Pailles et Camp-du-Roi, à Rodrigues. « Nous avons aussi des petits SME Parks à La Tour Koenig, Terre-Rouge, Coromandel, La Valette-Bambous, Valentina, Roches-Bois et La Ferme. Au niveau de Rodrigues, avec la collaboration de l’Assemblée régionale, nous avons un nouveau projet à Baladirou comme celui d’Ébène. » L’objectif étant que les jeunes Rodriguais puissent travailler dans le domaine de la technologie.

Autre soutien de la DBM 

La DBM, avance Jaywant Pandoo, aide aussi les entrepreneurs à développer leurs entreprises. « Par exemple, si une personne plante des pommes d’amour et qu’il y a un excès, nous pouvons l’encourager à développer un autre projet en produisant, par exemple, des pommes d’amour en boîte pour les revendre. »

Il fait le parallèle avec les jus en boîte importés, alors que, dit-il, nous avons une terre fertile pour la production de fruits. « Nous pouvons donc mettre en place ces usines de transformation. » Il rappelle que Maurice a des accords avec plusieurs pays pour l’exportation qui ne pourront que nous être bénéfiques. Etant donné que le coût de production est très élevé, la DBM propose des prêts pour financer le matériel de production.

Les critères d’éligibilité 

Les critère d’éligibilité dépendent des projets, fait ressortir le Managing Director de la DBM. « Une personne qui souhaite, par exemple, mettre sur pied une usine de transformation, doit présenter son certificat d’incorporation, avoir un business plan bien ficelé et avoir les capacités de remboursement. » Il souligne que la DBM ne construit pas le business plan. « Nous avons, par exemple, SME Mauritius qui peut apporter des conseils à ce niveau. » 

Pour les prêts jusqu’à Rs 350 000, la DBM ne demande pas de garantie fixe. « Nous finançons plusieurs projets. Dans le domaine de l’agriculture, les projets peuvent être financés à la hauteur de Rs 5 millions. Il est donc important que la personne ait la capacité de rembourser cet argent. » Dans certains cas, la DBM se fie au rapport technique du Food and Agricultural Research and Extension Institute (FAREI). « Nous n’avons pas l’expertise voulue dans le domaine agricole, c’est le FAREI qui nous indiquera si le projet est fiable. »

Autre précision : les prêts peuvent être remboursés sur une période de 7 ans, avec un moratoire d’un an. 

Secteur de la pêche 

Outre les planteurs et les éleveurs, les pêcheurs reçoivent, depuis des années, l’aide de la DBM. « Sur le ‘Canot Scheme’, le gouvernement propose un plan de Rs 400 000. Le gouvernement contribue Rs 200 000 et la DBM peut offrir un prêt de Rs 200 000 pour la somme restante. Ils peuvent financer non seulement le bateau mais presque tous les équipements nécessaires pour la pêche. »

Jaywant Pandoo fait également ressortir que selon les dispositions du dernier Budget, une demande pour le plan amnistie est également possible. Un pêcheur qui a des prêts, retards ou pénalités jusqu’à Rs 100 000, par exemple, doit se rendre à la DBM. « Les officiers vont se plancher sur l’application pour savoir si la personne est éligible. » 

Ceux qui ont des prêts entre Rs 100 000 et Rs 200 000 ne paieront que le capital. « La veuve d’un pêcheur décédé peut, elle, faire une demande pour ne pas rembourser ce montant. Toutefois, « il faut que cette dette ait été contractée il y a plus de 10 ans ». 

Des plans après la Covid-19 ont aussi été étendus à ces secteurs professionnels. « Il faut donner les documents nécessaires pour confirmer son permis d’opération. Il est important que tout bénéficiaire paie la Contribution Sociale Généralisée. »

Contact

Pour toutes informations supplémentaires, contactez la DBM 

Tel : 203 3600

Fax : 208 8498 

Adresse : Rue La Chaussée, Port-Louis 

Email : [email protected] 

Website : www.dbm.mu

L’impact de la Covid-19 

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Jaywant Pandoo, Managing Director de la DBM.

Devant l’impact économique de la pandémie de Covid-19, le gouvernement, à travers la DBM, a mis sur pied plusieurs programmes de soutien. « Pour les entités avec un ‘turnover’ au-dessous de Rs 10 millions et qui avaient des problèmes de cash-flow, il y a eu un plan de soutien de Rs 1 million, par exemple pour payer le salaire des employés », explique Jaywant Pandoo.

Le Managing Director de la DBM rappelle également qu’à partir de juin, certains opérateurs ont pu recommencer à opérer et d’autres non. La banque, dit-il, est venue en aide aux exportateurs. « Nous avons aidé plus de 14 500 personnes. » 

La DBM, ajoute-t-il, a reçu au moins 4 600 applications. « À ce jour, Rs 321 millions ont été déboursées pour le plan de Rs 100 000. » Concernant le plan de Rs 1 million, des 2 700 applications reçues, « nous [en] avons approuvé 1 760, pour un montant de Rs 700 millions, et avons déboursé Rs 405 millions ». Au dire de Jaywant Pandoo, beaucoup d’applications sont incomplètes.

Moratoire de deux ans

Toujours est-il que certaines entreprises avaient des difficultés avant même la pandémie. « Nous leur proposons alors d’autres plans. Nous les encourageons à changer de business plan et de revoir leur stratégie afin de proposer un projet plus solide, toujours avec un intérêt de 0,5 %. » Ces entreprises peuvent bénéficier d’un moratoire de deux ans. Mais force est de constater, précise Jaywant Pandoo, que « tous les plans ne conviennent pas à tout le monde. Nous faisons de notre mieux pour les conseiller vers les plans les plus appropriés ». 

Pendant la période post-Covid, des plans de relance ont été mis sur pied. « Notre priorité était la sécurité alimentaire. En deuxième lieu, nous avons proposé un plan de mécanisation. » En sus, la DBM a lancé un ICT Scheme à hauteur de Rs 50 000 à l’intention des familles pour l’achat d’un ordinateur, d’une imprimante ou de tout autre objet informatique pouvant permettre aux élèves d’étudier dans de bonnes conditions pendant la période de confinement.

« Nous avons investi dans l’autonomisation des femmes car nous avons beaucoup de femmes à Maurice mais bien moins de femmes entrepreneurs. Nous leur avons donc proposé des prêts de Rs 500 000 à un taux de 0,5 %. » Autre projet, une aide financière pour le Backyard/Rooftop Garden, à hauteur de Rs 100 000. Au niveau du Sheltered Farming, « ils peuvent faire de l’aquaponie ou de l’hydroponie ».

 

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