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Affaires : les incubateurs à la rescousse des startups et des PME

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Vous avez un projet novateur en tête, mais vous ne savez pas comment vous lancer ? Le financement vous fait-il défaut ? Ou encore le manque d’accompagnement ? Les incubateurs, introduits par le gouvernement ou par les entreprises privées, peuvent vous aider. Zoom...

Au MRC : 23 projets d’incubation en cours

Le National SME Incubator Scheme (NSIS), lancé par le Mauritius Research Council (MRC), vise à aider les jeunes mauriciens à transformer leurs idées en business. C’est ce qu’indique le Dr Vickram Bissonauth, Research Officer au MRC. Le scheme est composé de trois étapes : la Pré-Incubation, l’Incubation, et l’Accélération.

« La Pré-Incubation concerne les gens ayant une idée novatrice pour lancer un business. Dans l’Incubation, les participants auront l’opportunité de mettre en place leur business, de peaufiner leurs produits, de faire le marketing, de tester leurs produits sur le marché et de définir leur clientèle », indique l’officier.
Après la mise en place, il y aura l’accélération qui leur permettra d’agrandir leurs entreprises et de trouver des marchés internationaux.

Le programme fonctionne sur un principe de partenariat public-privé à travers un système de Business Incubator. « Le NSIS vise à mettre en place un écosystème entrepreneurial durable à Maurice. Le gouvernement et les incubateurs accrédités du secteur privé travaillent en partenariat pour favoriser la croissance et le développement d’entreprises novatrices », explique le Dr Vickram Bissonauth.

Dans le cadre du NSIS, les incubateurs du gouvernement et du secteur privé fournissent les moyens de formation, des opportunités de cofinancement, des bureaux et d’autres ressources pour aider les PME potentielles d’étendre leurs activités et d’explorer de nouveaux marchés. Depuis avril 2018, ils sont au total 23 startups qui prennent avantage des cinq incubateurs créés par le MRC. « Nous nous sommes engagés à accompagner 23 projets et à assurer leur survie », dit-il. Le Dr Vickram Bissonauth soutient que l’appel à candidatures est on-going. « Je fais appel aux jeunes de s’inscrire et de bénéficier de nombreux avantages. Tout est gratuit », précise notre interlocuteur.


Les entreprises privées aussi s’engagent

Le gouvernement n’est pas le seul à offrir des services d’incubateurs aux starups. Plusieurs entreprises privées ont également pris l’engagement de booster le secteur de l’entrepreneuriat à Maurice.

Barclays Mauritius

Elev8 a encadré 11 entrepreneurs

Barclays a aménagé, l’année dernière, dans ses locaux à Ébène, un espace dédié aux porteurs de projets novateurs dans le domaine de la Fintech. Ils sont 11 jeunes qui ont bénéficié de l’accompagnement dans leurs projets. Les entrepreneurs ont développé leurs projets, tout en bénéficiant du suivi des professionnels de la Barclays et de l’Anglo-African, firme spécialisée dans l’informatique et partenaire de la Barclays pour le projet. Selon Ravin Dajee, Managing Director de la Barclays, la mise en place du incubateur Elev8 est un tournant décisif pour davantage dynamiser l’innovation technologique et développer un environnement propice à l’entrepreneuriat. « Sur le long terme, notre objectif est de voir ces startups se transformer en entreprises viables, qui apportent une valeur ajoutée à la société et qui contribuent activement à la croissance économique », dit-il.

ENL

La Turbine a fait démarrer une vingtaine d’entreprises

Une initiative du groupe ENL et lancée depuis trois ans, la Turbine a pour but de promouvoir l’innovation à la Smart City de Moka. C’est un espace d’échanges pour les PME, les startups et les entrepreneurs. À la fois incubateur et accélérateur d’entreprise, la Turbine s’intéresse au potentiel de personnes astucieuses déterminées à faire de leurs projets de startups en véritables entreprises compétitives. La Turbine offre aussi un espace de co-working novateur, au sein duquel formations et évènements pour des entrepreneurs sont régulièrement proposés. Cette année, grâce à ce programme d’accompagnement, une vingtaine d’entreprises ont pu prendre leur -envol.


Quatre centres à travers l’île

Sur 10 PME qui ouvrent leurs portes chaque année, elles sont six à ne pas pouvoir survivre. D’où la nécessité d’un accompagnement approprié, surtout dès le départ. C’est ce qu’indique le ministre des Affaires, Sunil Bholah. Ainsi, son ministère a mis en place quatre Business Development and Facilitation Centres à travers l’île cette année. Ces centres offre plus ou moins les mêmes avantages qu’un incubateur. Les centres se consacrent à former et à conseiller les entrepreneurs durant les premières étapes de leur business.

Les quatre Business Development and Facilitation Centres sont situés à Goodlands, Mahébourg, Coromandel, Bel-Air/Rivière-Sèche.


Ces jeunes qui ont réussi grâce aux incubateurs

GaËl Khadun : Vers l’agriculture intelligente

Âgé de 23 ans, Gaël Khadun travaille dans le domaine de l’informatique. Il est parmi les 11 entrepreneurs retenus pour cette première promotion d’Elev8 de Barclays. Son projet est lié à l’agriculture intelligente. « Mon projet s’intitule Intelligri. On entend beaucoup parler de smart cities et de développement intelligent. J’ai pensé à l’intégration de la technologie dans l’agriculture. Intelligri a pour objectif de contribuer à réduire le gaspillage d’eau, de régulariser le taux de fertilisants et pesticides utilisés et devrait permettre aux planteurs de connaître l’état de leurs plantations », dit-il.

Jibran Aubeeluck : Une alternative de transport en quelques clics

Soutenu par La Turbine, son projet Navig Pro est un service de transport ciblé pour les employés qui travaillent à Ébène et à Port- Louis. « Les employés voyagent normalement par leurs propres moyens de transport ou par le bus. Mon service demeure une alternative », dit ce jeune de 26 ans. Il s’agit d’un réseau de vans de 14 places. À l’aide d’une application mobile, les employés peuvent faire leurs réservations dans la flotte en indiquant la destination. « Je travaille sur ce projet depuis l’année dernière. Nous attendons maintenant le permis des autorités pour lancer officiellement le service ».