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Toxicomanie : le calvaire d’un père de 83 ans et d’une mère de 70 ans

Les parents de Shafiq sont exaspérés par le comportement de ce dernier.

Fatigué par une situation qui dure depuis plusieurs années, Asif (prénom modifié), un père de 83 ans a porté plainte contre son benjamin. Il accuse ce toxicomane de 40 ans, qui habite chez lui, de violence domestique. Sa fille unique et un de ses fils témoignent.

Asif et son épouse Fatima (prénom modifié), 70 ans, ont eu six enfants. « Un de nos frères est décédé, il y a quelques années », précisent Shafinaz (prénom modifié) et Junaid (prénom modifié), deux des enfants du couple. 

Celui-ci habite un faubourg de la capitale. Shafiq (prénom modifié), un célibataire de 40 ans, accro à la drogue de synthèse, le benjamin du couple réside avec lui. 

« Nous ne pouvons plus voir nos parents souffrir à cause de lui. Nous aimons notre frère, mais il dépasse les bornes », expliquent Shafinaz et Junaid. C’est auprès de ses parents que Shafiq se procure de l’argent pour acheter de la drogue. Souvent, il utilise la violence, ajoute Shafinaz. 

Asif a porté plainte contre Shafiq pour violence domestique la semaine dernière.

Vers 11 heures, le lundi 18 octobre, Shafiq s’est tourné vers ses parents pour demander de l’argent. C’était la troisième fois qu’il leur demandait de l’argent. « Ce matin-là, ma mère lui avait donné Rs 400. À 11 heures, Shafiq est revenu demander Rs 200 à ma mère. Mais celle-ci a refusé. C’est alors qu’il a violenté nos vieux parents », raconte Shafinaz.

Exaspéré par la situation, le père a averti Junaid. « Dès que j’ai franchi la porte, Shafiq s’est calmé. Mais avant d’entrer, j’ai entendu ses cris et ses menaces. Une fois à l’intérieur, ma mère et mon père tremblaient. Mon père m’a expliqué la situation et m’a demandé de le conduire au poste de police pour rapporter le comportement de Shafiq. »

Shafiq s’est alors emparé d’un couteau de cuisine, raconte Junaid. « Linn pran kouto, linn koumans tap lor miray. Il menaçait de mettre la maison sens dessus dessous si mon père alertait la police. Prise de panique, ma mère s’est réfugiée dans une impasse voisine », poursuit Junaid. 

Malgré les menaces de Shafiq, Asif a quitté la maison et s’est rendu au poste de police de sa localité pour porter plainte. Une accusation provisoire de violence domestique a été enregistrée contre Shafiq, le même jour.

Shafinaz et Junaid expliquent qu’ils ne peuvent plus voir les conditions dans lesquelles vivent leurs parents. « Lorsqu’on était enfant, on était pauvres. Mon père a beaucoup travaillé pour sa famille. Aujourd’hui, nous sommes beaucoup plus aisés. Alors c’est à notre tour de veiller au confort de nos parents. Mais notre petit frère agit comme un délinquant. Ce n’est pas bien », indique Junaid. 

« Ce n’est pas que nous n’éprouvons pas de sentiment pour Shafiq. Il reste toujours notre petit frère », reprend Shafinaz. « Mo frer pena tor li, li ziss enn victime. Se bann mafia ki lapolis bizin detrir pou regle sa problem la drog la », confie Junaid.

La police n’a pas encore encore pris d’action, depuis que la plainte a été enregistrée. « Depuis l’incident lundi, mon frère est tranquille. La police aurait quand même pu lui donner un avertissement », déplore Junaid.

 

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