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Tourisme - Basse saison : les hôteliers affichent un sentiment mitigé

tourisme Certains hôteliers craignent une basse saison anémique pour cette année.

Les arrivées touristiques sont en baisse en ce premier trimestre de l’année. Une morosité qui devrait s’accentuer durant la basse saison touristique, affirment certains hôteliers. D’autres opérateurs prévoient, toutefois, une bien meilleure basse saison que l’an dernier.

Dans le secteur touristique, les commentaires vont bon train depuis la publication des chiffres sur les arrivées qui ont chuté de 4,5 % en mars et de 1,2 % durant le premier trimestre de l’année. Des données qui font craindre le pire pour la basse saison. «D’après le forward booking, nous notons que les réservations pour la basse saison 2019 seront inférieures à 2018. Il faudra donc s’attendre à un manque à gagner en termes de revenus, mais aussi à une guerre intestinale au niveau des tarifs des hôtels. La compétition sera encore plus féroce », s’inquiète Ajay Jhurry, président de l’Association of Tourist Operators.

Une crainte que partage Daniel Saramandif, président de l’Association of Tourism Professionals. « La basse saison sera moins favorable que l’an dernier. D’ailleurs, les arrivées touristiques sont en baisse en ce début d’année et on ne s’attend pas à une remontée soudaine», avance-t-il. Le directeur d’un hôtel trois étoiles dans l’Ouest du pays s’attend, lui aussi, à une basse saison « moins fameuse que l’an dernier ». « D’autant plus que la haute saison n’a pas été grandiose. D’ailleurs, nous avons actuellement moins de clients », ajoute-t-il. Toutefois, l’opérateur s’attend à une « reprise du marché indien avec les vacances scolaires dans la Grande-Péninsule ». « Ce qui nous permettra de compenser la baisse des arrivées en provenance de l’Europe pour la basse saison », explique notre interlocuteur.

Si certains hôteliers broient du noir, d’autres sont très optimistes, à l’instar de Brice Lunot, directeur général de LUX* Grand-Gaube. « On s’attend à une meilleure basse saison que l’an dernier. Le taux d’occupation devrait tourner autour de 80 % », indique Brice Lunot. Shakil Nundlall, directeur de l’hôtel Le Grand-Bleu, est tout aussi enthousiaste. « Les dix premiers jours d’avril n’étaient pas fameux, mais à partir de cette semaine et ce jusqu’à la fin de l’année, notre taux d’occupation s’élevera autour de 70 %. Ce qui est très bien pour un petit et moyen hôtel, surtout quand je sais que d’autres hôtels se plaignent d’une baisse de la clientèle », avance Shakil Nundlall.

Qu’est-ce qui fait que la basse saison s’annonce très bonne pour certains hôtels, mais mauvaise pour d’autres ? « Comme nous avons rouvert nos portes l’an dernier, nous sommes en quelque sorte tout nouveau sur le marché. D’où quelque part l’attrait des visiteurs pour notre hôtel », souligne Brice Lunot qui ajoute qu’il y a aussi toute une stratégie de marketing derrière pour attirer les visiteurs tout au long de l’année. De son côté, Shakil Nundlall attribue la « force » de son hôtel au fait qu’il propose des tournages de films. « D’ailleurs, nous sommes réservés pour des tournages jusqu’à la fin de l’année », conclut notre interlocuteur.


En Chiffre

114 419 touristes ont visité le pays en mars 2019 contre 119 841 visiteurs en mars 2018, selon le dernier rapport de Statistics Mauritius. Pour le premier trimestre de l’année, le pays a accueilli 352 305 touristes contre 356 415 visiteurs durant la période correspondante en 2018. 


L’AHRIM s’attend à une nette amélioration

Jocelyn Kwok, le Chief Executive Officer de l’Association des Hôteliers et Restaurateurs de l’Ile Maurice (AHRIM), s’attend à une « nette amélioration » pour la basse saison. « La basse saison est en constante progression depuis ces trois ou quatre dernières années et il n’y a aucune raison pour que 2019 soit différente », souligne-t-il.

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