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Siddick Maudarbocus : un ‘médecin-guérisseur’ contre la médecine mercantiliste

Siddick Maudarbocus

La cuisine est comme une pharmacie, elle contient les aliments qui peuvent faire de nous des personnes saines ou malades. Ce dicton de la médecine chinoise, le Dr Siddicq Maudarbocus le tient du Dr Anton Jayasuriya, un médecin sri-lankais formé à la tradition homéopathique. Le livre Patients, Patents & Pills, écrit par Nicholas Claxton, rend compte de l’itinéraire du Dr Siddick Maudarbocus.

Il aurait pu mener une vie confortable de médecin à l’abri du souci financier s’il ne s’était pas engagé dans Médecins Sans Frontières, au Tchad où il s’est retrouvé au cœur du conflit de Darfour, mais aussi lorsqu’il croise la route du Dr Jayasuriya. Mais, voilà Siddick Maudarbocus a choisi le chemin le plus controversé, du point de vue de la thérapie occidentale, pour traiter ses patients en recourant à la médecine alternative. Un véritable pavé dans la mare des bonnes consciences de la médecine officielle et des laboratoires.

Auteur de cette biographie ‘engagée’, le documentariste et journaliste britannique, Nicholas Claxton, prend lui-même fait et cause pour le médecin mauricien dans la dénonciation des grands laboratoires qui entretiennent une pratique thérapeutique qui se contente de traiter les symptômes à la place de la pathologie. Mais comme des ‘guérisseurs’ des siècles passés, dont le Mauricien se réclame, il fait valoir que les cachets, entre autres, ne sont pas la solution aux maladies. La grande majorité des pathologies apparaissent lorsqu’un certain style de vie prend le dessus sur la nature propre des hommes. Une de ses influences majeures reste le Dr Antoine Béchamp, lequel a été en conflit avec Louis Pasteur, dont les travaux ont ouvert le champ à la médecine alternative.

L’approche que fait valoir le médecin mauricien n’exclut nullement la thérapie dite ‘occidentale’.

Au rang des méthodes auxquelles le Dr Siddick Maudarbocus fait appel figurent aussi la pratique de la méditation transcendantale et l’hypnose. Car, à ses yeux, l’organisme humain est suffisamment bien constitué pour lutter contre les maladies, à la condition expresse qu’elle soit bien équilibrée, tant au niveau mental que physiologique.

Selon lui, les médecins chinois ont été les premiers à se pencher sur les points sensibles de l’être humain et les pathologies qu’entraine leur dysfonctionnement.

‘Mapping’ du corps humain

« 3 000 ans de cela, ils avaient trouvé des noms à tous les points d’acupuncture du corps humain. On peut prendre l’exemple du point appelé Quchi, qui se situe au coin du coude, là où il y a un pli. Pour chaque individu, le Quchi se trouve dans une place légèrement différente, en fonction de la longueur du pli ; les  Chinois avaient développé un système de mesure appelé le ‘cun’ et destiné à traiter les variations du corps humain en se fondant sur la largeur du doigt de chaque patient », fait ressortir le Dr Siddick Maudarbocus.

Culture occidentale

L’identification du point Quichi permet en acupuncture de piquer avec exactitude le coude à l’aide d’une aiguille. « On en est ainsi arrivé à localiser les 361 points d’interventions en acupuncture, ce qui constitue une sorte de ‘mapping’ du corps humain. C’est comme si 3 000 ans de cela, quelqu’un avait dessiné la carte du monde et situé San Francisco, New-York, Paris et Londres comme seul un satellite l’aurait fait », poursuit le médecin. Comment est-ce possible, se demande-t-il ? Tout simplement parce que l’être humain ne se sert qu’une infime partie de son cerveau, aussi l’immense partie de la connaissance et du savoir est au-dessus de cette capacité.

L’approche que fait valoir le médecin mauricien n’exclut nullement la thérapie dite ‘occidentale’ mais, en même temps, il met en garde contre un certain style de vie véhiculé par la culture occidentale qui vise à ériger en canons une certaine conception de la beauté. Cette posture rappelle quelque part la théorie de l’écrivain américain d’origine palestinienne, Edward Said, dans son célèbre ouvrage, Orientalisme, dans lequel il faisait ressortir les clichés éculés par lesquels l’Occident définissait le monde oriental. Ce sont les mêmes aprioris qui ont pendant longtemps stigmatisé la médecine alternative, car ils tendaient – c’est encore  le cas - à privilégier un véritable marché dont les principaux acteurs sont les laboratoires et le corps médical formé à l’occidental.

Avec ce livre et, il convient de le souligner, les traitements offerts au ‘Les Mariannes Wellness Centre’, le Dr Maudarbocus souhaite apporter une veritable réponse aux conséquences désastreuses qui peuvent découler de l’addiction à certains types de thérapie ‘occidentale’. Le médecin mauricien veut faire valoir une approche ‘holistique’ où l’environnement naturel, soutenu par une vie saine, permet de se prémunir contre un certain nombre de maladies qui sont désignées comme des pathologies ‘somatiques’ au regard de la médecine alternative.

“Patients, Patents and Pills – How Wellness can save your life” est en vente en ligne sur le site d’Amazon depuis le jeudi 3 mai 2018 à $8 l’unité, soit
Rs 200, et est disponible dans les librairies de Maurice.

« Le corps humain peut s’auto-guérir »

L’ouvrage du Dr Siddick Maudarbocus, “Patients, Patents and Pills – How Wellness can save your life” a été officiellement lancé le jeudi 10 mai par le président de la République par interim, Barlen Vyapooree. Le Dr Maudarbacus est également le directeur et fondateur de ‘Les Mariannes Wellness Santuary’.

Le co-écrivain du livre, Nicholas Claxton, journaliste, producteur et directeur de renom, a fait le déplacement pour l’occasion. L’ouvrage est une compilation des 35 années de carrière du Dr Maudarbocus et est composé de diverses études de cas, ainsi que des anecdotes formant parties du domaine de la médecine conventionnelle et des médecines complémentaires. Pendant la cérémonie de lancement, une vidéo, réalisée par Nicholas Claxton, a été projetée où le Dr Maudarbocus raconte son parcours professionnel.

Lors de son discours, le Dr Maudarbocus est revenu sur son cheminement professionnel à Maurice et à travers le monde. « Beaucoup de personnes pensent qu’une pilule est nécessaire pour chaque maladie, a-t-il déclaré. Par l’intermédiaire de ce livre, je viens avec une théorie de bien-être qui est : le corps humain peut s’auto-guérir. Par une bonne alimentation équilibrée avec des fruits et des légumes, de l’eau et un sommeil adéquat, le corps peut se guérir. » Il a ajouté que Maurice a tous les atouts nécessaires pour devenir un Medical Hub, car l’Ayurveda et les médecines traditionnelles chinoises sont des matières qui existent localement.

Nicholas Claxton s’est attardé sur les rencontres qu’il a eues avec le Dr Maudarbocus et a parlé de son séjour à ‘Les Mariannes Wellness Centre’, un lieu où plusieurs thérapies sur la médecine conventionnelle et des médecines complémentaires sont en pratique. Concernant le livre, il a expliqué qu’il « est axé sur le pouvoir et l’espoir de la guérison. Il contient des éléments sur la médecine traditionnelle et occidentale. Le travail accompli par le Dr Maudarbocus m’a vraiment inspiré. » Pour information, Robin Sharma, célèbre écrivain, a trouvé l’ouvrage « fascinant pour rehausser la vie et la longévité ».

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