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Liste noire de l’UE : «Maurice s’attèle à appliquer les 5 recommandations du GAFI», affirme Seeruttun

«Le moment ki noune clear nou bann issues avek Groupe d’Action Financière (GAFI) li pou autour de six semenn dapres zot (UE) process pou ki zot anlev nou de zot la liste ». C’est ce qu’a déclaré le ministre des Services financiers, Mahen Seeruttun, qui intervenait sur les ondes de Radio Plus, ce lundi matin 13 juillet. 

Une première rencontre a eu lieu entre les membres du comité technique de la Commission européenne et celui de Maurice, le jeudi 9 juillet. Elle a été présidée par Vincent Degert, ambassadeur de l'UE à Maurice.
 
L’Union Européenne prend l’engagement d’enlever Maurice de sa liste noire si les autorités mauriciennes mettent en œuvre les cinq recommandations de la Financial Action Task Force.  
Le ministre Seeruttun explique que dès cette étape franchie, cela prendra six semaines à l’Union Européenne pour enlever Maurice de sa liste noire.

Dans un communiqué émis le lundi 6 juillet le gouvernement a affirmé avoir  entamé sa campagne de communication, entourant la mise en œuvre du Plan d’action du Groupe d’Action conformément à l’engagement pris par Maurice en matière de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme.

Dans le cadre du Plan d’action établi par le GAFI, Maurice vise à mettre en œuvre dans les plus brefs délais les cinq actions restantes recommandées :

• Premièrement, en démontrant que les organismes chargés de l’application de la loi, les Law Enforcement Agencies (LEAs), pour le secteur du Global Business et les Designated NonFinancial Businesses and Professionals (DNFBPs) ont mis en place une surveillance fondée sur l’analyse des risques (risk-based supervision - RBS) ; 

• Deuxièmement, en assurant en temps utile l’accès aux informations sur la propriété effective (beneficial ownership) par les autorités compétentes ; 

• Troisièmement, en attestant que les organismes chargés de l’application de la loi possèdent les capacités adéquates pour entreprendre des investigations relatives à des cas de blanchiment d’argent, incluant des enquêtes financières parallèles et des cas complexes ; 

• Quatrièmement, en adoptant une approche de surveillance fondée sur le risque pour les organisations à but non lucratif (Non-Profit Organisations – NPO) afin de prévenir les risques de financement du terrorisme ; et 

• Cinquièmement, en procédant de façon appropriée à des sanctions financières ciblées (targeted financial sanctions – TPS).

Mélanie Clémentine-Juliette

 

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