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Le smartphone pollue avant même d’être fabriqué

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Dans le cadre du sommet de l’ONU pour le climat, le Défi Plus se penche sur l’impact environnemental du smartphone depuis l’extraction minière de ses matériaux jusqu’à son enfouissement comme déchet. Il existe des solutions pour limiter cet impact.

Cette semaine s’est tenu à New-York le sommet de l’Organisation des Nations unies (ONU) pour le climat. L’occasion de décortiquer l’impact sur l’environnement d’un objet devenu incontournable pour bon nombre de consommateurs dans le monde et à Maurice : le smartphone. En effet, le smartphone pollue à plusieurs niveaux : lors de sa fabrication, pendant son transport et enfin lors de son traitement en tant que déchets. 

Avant même d’exister, le smartphone a un impact négatif sur l’environnement. Cet appareil est composé de 70 matériaux comme le verre et le plastique, mais surtout d’une cinquantaine de métaux comme le précise un rapport de l’Agence française de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Énergie (ADEME) publié, en juin 2019. On dénombre des métaux ferreux et non-ferreux (cuivre, aluminium, zinc, étain, chrome, nickel, etc.), des métaux précieux (or, argent, platine, etc.), des métaux rares (europium, yttrium, terbium, gallium, etc.) et d’autres minerais (magnésium, carbone, cobalt, lithium, etc.). L’extraction de ces métaux se fait dans des mines notamment en Afrique, en Asie, en Amérique du Sud et en Australie. Selon l’ADEME, cette opération détruit des écosystèmes et pollue l’eau, l’air ainsi que les sols. 

Une fois fabriqué, le smartphone est expédié dans le pays où il sera vendu. Ce transport se fait en avion ou par bateau, ainsi que sur la route. Sachant que les smartphones sont vendus partout dans le monde et en grande quantité, 1,55 milliards d’unités ont été vendus, en 2018. Selon l’ADEME, leur empreinte carbone est importante. Une fois remplacé, le smartphone est souvent jeté aux ordures. C'est un impact négatif sur l’environnement. Selon l’opérateur téléphonique Emtel, lorsqu’un smartphone est jeté avec les ordures ménagères, il est enfoui et ses matériaux toxiques se retrouvent dans les sols et l’eau du pays. Ces composants peuvent ensuite se retrouver dans les aliments produits localement.

Pour réduire l’impact du smartphone sur l’environnement, la première chose qu’il est possible de faire est de limiter l’achat de nouveaux appareils. Bien que les fabricants et les distributeurs poussent les clients à la consommation en proposant régulièrement de nouveaux modèles avec des fonctions innovantes, il n’est pas nécessaire de changer de smartphone tant qu’il fonctionne convenablement. 

Bien que cela soit de plus en plus difficile, un smartphone en panne doit être réparé dans la mesure du possible plutôt que d'être changé. En plus du service après-vente du fabricant, les clients peuvent se tourner vers des réparateurs indépendants, dont les tarifs sont souvent plus compétitifs.

Lorsqu’un smartphone n’est plus utilisé, il faut tenter de lui donner une seconde vie en le réparant si nécessaire et en le revendant ou l’offrant à quelqu’un qui en a besoin. Dans le cas où un appareil est irréparable, il ne faut pas le jeter avec les ordures ménagères, mais entreposer dans une borne prévue à cet effet. Emtel dispose, par exemple, de bornes de récupération dans ses showrooms. Les appareils sont récupérés par l’Organisation Non Gouvernementale (ONG) Mission Verte qui se charge de leur démantèlement et du recyclage de leurs matériaux dans le respect de l’environnement.

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