La date de péremption réduite de 18 à 7 mois : est-ce pour favoriser CPN Distributors Ltd ?
Par
Jean-Marie St Cyr
Par
Jean-Marie St Cyr
Est-ce que la durée de vie des 999 000 comprimés de Molnupiravir envoyés par CPN Distributors Ltd respecte les conditions imposées par le ministère de la Santé ? Ce sera sans doute un des aspects sur lesquels les officiers du Central Criminal Investigation Department (CCID) et de l’Independent Commission Against Corruption (Icac) devront se pencher.
Dans une correspondance envoyée à CPN Distributors Ltd le 7 décembre par Pooben Amoordon, manager du Procurement & Supply du ministère de la Santé, au nom du Senior Chief Executive de ce ministère, Dalida Allagapen, le ministère indique qu’une des conditions imposées est que « la date d’expiration du produit ne doit pas être moins de 18 mois au moment de la livraison ».
Le même jour, CPN Distributors envoie sa facture et y indique que les deux batchs de Molnupiravir, un de 699 000 capsule et un autre de 300 000 capsules, expirent en juillet 2022, soit dans huit mois seulement.
Toujours ce même 7 décembre, le ministère de la Santé, sous la signature de Swaraj Ramasawmy, Deputy Permanent Secretary, au nom du Senior Chief Executive de ce ministère, envoie une correspondance à CPN Distributors pour lui indiquer que sa proposition de vendre 999 000 comprimés au ministère a été approuvée. Mais cette fois-ci, la durée de vie, qui devait être initialement d’au moins 18 moins, a été revue à sept mois seulement. Ceci correspond à la durée de vie de la cargaison que la compagnie avait déjà à Maurice.
Sur cette sa facture du 7 décembre, CPN Distributors indique avoir déjà livré 5 000 capsules à l’hôpital ENT le 3 décembre dernier alors que la commande a été passée le 7 décembre par le ministère de la Santé. Un autre point qui devrait être éclairci par les autorités.
Être un grossiste et posséder une licence pour l’importation des produits pharmaceutiques.