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Formation : Stephen Business School mise sur l’insertion professionnelle

Stephen Business School

Être diplômé et rechercher en vain un emploi est source de frustration pour des milliers de jeunes. La raison de cette colère découle du fait que les entreprises préfèrent embaucher des candidats ayant de l’expérience ainsi que des compétences académiques. Stephen Business School, à travers ses cours de formation, aide les jeunes et moins jeunes à mieux s’armer pour l’avenir. Le point.

«Quand j’ai lancé Stephen Business School en mars 2018, mon objectif a été d’apporter une éducation de qualité  à un prix accessible. J’ai modulé les cours en fonction de la disponibilité de mes étudiants que ce soit les après-midi en jour de semaine et les week-ends y compris les dimanches », affirme Sita Saminaden, la directrice de Stephen Business School, située à la rue John Kennedy, Vacoas.

Offrir des cours de formation pour faciliter l’intégration dans une entreprise est un atout pour les jeunes diplômés. Entre fin juin 2017 et mi-2018, le nombre de jeunes chômeurs âgés entre 16 ans et 24 ans ayant intégré le monde du travail a augmenté de 2 200 pour atteindre 21 500 (soit 53 % des chômeurs recensés dans le pays par Statistics Mauritius). Dans l’équation de l’employabilité des jeunes, il est de plus en plus question d’inadéquation de compétences. Un diplôme professionnel viendrait accroître les chances du candidat à trouver un emploi.

Selon notre interlocutrice, la différence réside dans le fait que l’accent est aussi mis sur les savoirs comportementaux. Par exemple, un diplômé peut être le premier de sa classe, mais cette personne peine à s’affirmer en public ou se mettre en avant dans un groupe. C’est à cet effet que des sessions de formation individuelle aide la personne à améliorer ces aspects de sa personnalité.

Entre le monde des affaires – en particulier le département du marketing et de la communication – et Sita Saminaden il existe une histoire qui remonte à 1992. Après avoir bouclée ses études au Queen Elizabeth College, elle est embauchée par la firme Vecteur Synergik. C’est son premier contact avec la communication d’entreprise et ses exigences en termes de date butoir. Elle poursuivra son parcours dans ce monde au sein de CREAD avant d’intégrer la Mauritius Broadcasting Corporation au département des ressources humaines. Et 25 mois plus tard, elle sera employée en tant que Customer Service Supervisor chez McVision.

L’expérience acquise dans ces entreprises, auxquelles elle est toujours reconnaissante, lui ouvre les portes à Mauritius Telecom.Elle se joint à l’opérateur historique à un moment où la téléphonie mobile prend son envol à travers le pays. Elle gravit les échelons pour occuper, à partir de juillet 2007, le poste de Executive – Direct Sales and Customer Service, supervisant les branches de Mauritius Telecom à travers le pays et une équipe de ventes et après-ventes de 350 employés.

Après quelque 18 ans à  Mauritius Telecom et en amont au lancement de Stephen Business School, Sita Saminaden travaillera au sein de trois firmes où ses responsabilités porteront sur la conception de nouveaux projets et leur mise à exécution, l’importance de l’assurance-qualité et la relation client. D’ailleurs, elle agit toujours en tant que consultante dans deux firmes.

Stephen Business School, dit-elle, est sa façon de partager ses acquis académiques et professionnels dans un environnement de plus en plus exigeant et dynamique, la technologie aidant. La directrice du centre de formation d’affaires est détentrice d’une licence en gestion et d’une maîtrise avec spécialisation en marketing international. « À travers des séances de formation dans les firmes et entreprises, je guide les employés à cerner leurs faiblesses et capitaliser sur leurs forces », dit-elle.

âgée aujourd’hui de 48 ans, Sita Saminaden s’efforce d’équilibrer son temps entre ses obligations professionnelles exigeantes et ses responsabilités de mère de famille. Elle a deux filles, Sarah et Shanya. Sarah, l’aînée, a bouclée ses études tertiaires. « À mes enfants et à mes étudiants, je leur dit la même chose : l’apprentissage est perpétuel »,  soutient Sita Saminaden.