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Consumer Affairs Unit : précautions à prendre en cette fin d’année

Consumer Affairs Unit

Les invités sur le plateau de l’émission thématique du jeudi 6 décembre étaient Hemraj Bhoyroo, Senior Consumer Affairs Officer, et Amritta Guness, Consumer Affairs Officer à la Consumer Affairs Unit (CAU). Ils ont parlé des précautions à prendre lors des achats en cette fin d’année.

Quel est le rôle de la Consumer Affairs Unit ?

hemrajHemraj Bhoyroo explique que la CAU a un rôle très important dans la société mauricienne. « Nous devons protéger toute la communauté, nous le faisons en lui donnant des informations et en l’informant des lois de protection qui existent pour les consommateurs », dit le représentant de la CAU. Il précise qu’à l’approche des fêtes et de la période des achats, il faut que le client soit confiant qu’il/elle achète un produit de qualité. « La CAU veille au grain. Même ceux qui achètent en grande quantité ne sont pas épargnés. Nous veillons que des produits de qualité soient mis sur le marché. Idem pour les produits alimentaires. C’est uniquement la CAU qui veille que ces règles soient respectées», précise le Senior Consumer Affairs Officer.


Responsabilité individuelle

amritaAmritta Guness conseille d’acheter un produit selon ses moyens et en cas de nécessité réelle. « Le consommateur doit savoir se protéger et faire preuve d’un minimum de responsabilité. Il faut qu’il puisse rembourser le produit s’il l’a acheté à crédit, dit-elle. En allant faire du shopping, il doit porter attention aux choses basiques, comme l’affichage des prix sur chaque produit. C’est une obligation. Lors des descentes pour les visites, c’est la première chose que nous vérifions. Si les prix ne sont pas affichés, c’est un délit. »

Concernant les prix élevés, Amritta Guness explique que les prix ne sont pas contrôlés, même au niveau mondial, simplement pour laisser au consommateur le choix. « Cependant, si un consommateur trouve que le prix est exorbitant, il a le droit de déposer une plainte à la CAU. Nous ferons ensuite une enquête pour connaître les raisons de ce prix élevé et s’il est justifié. »

Amritta Guness est consciente qu’il y aura beaucoup d’appels de clients concernant plusieurs plaintes concernant leurs achats en cette fin d’année.


Jouets dangereux : la CAU veille

jouet

Les jouets sont contrôlés par la CAU. « Concernant la sécurité, il y a tout un mécanisme qui a été mis en place, indique Hemraj Bhoyroo. Les produits sont vérifiés dès leur arrivée à la douane pour savoir s’ils sont conformes aux normes de la Toy Safety Regulation. Le degré d’inflammabilité est étudié, de même que les pièces dangereuses et la matière utilisée est passée au crible avant que les jouets ne soient mis sur le marché. Même la douane doit avoir une autorisation (clearance) de la CAU avant de laisser passer des marchandises. »

Les jouets vendus par les marchands ambulants sont-ils aussi contrôlés sans exception ? « Il y a deux options : l’importateur peut présenter un certificat de conformité, émis par le fabricant des produits. Dans ce document, il est certifié que tous les tests effectués sur le produit au laboratoire satisfont les normes internationales », souligne le Senior Consumer Affairs Officer. Lorsque ce document est présenté à la CAU, une copie est envoyée au Mauritius Standards Bureau (MSB). « C’est une instance, accréditée aux autorités internationales, responsable de la vérification de la qualité des produits à Maurice, et elle a les moyens de déterminer si le certificat est authentique. »

La deuxième option consiste à récupérer un échantillon du produit à son arrivée à la douane. Il est ensuite envoyé au MSB pour des tests. « Si les résultats sont positifs, la marchandise peut passer à la douane. Au cas contraire, il ne sera pas mis sur le marché »,
précise Hemraj Bhoyroo. Il ajoute qu’il arrive que, parfois, des produits passent entre les  mailles du filet. « Si c’est le cas, nous faisons des ‘market surveillances’, nous testons les produits et nous prenons les actions nécessaires si besoin est. »

Conseils pratiques et importants

Amritta Guness conseille aux consommateurs de faire le tour des enseignes avant de faire des achats. « Il y a beaucoup de compétitions en fin d’année et bon nombre de magasins offrent des promotions pour les produits tandis que d’autres offrent des cadeaux selon les achats. C’est un avantage pour le client. Il faut aussi que le consommateur prenne bien note des conditions attachées à l’achat du produit et surtout s’il est acheté à crédit. »

L’achat à crédit

À la fin de l’année, quand arrive le paiement du 13e mois, la vente des produits électroniques augmentent. « Il y a plusieurs types de forfaits proposés aux clients pour les paiements. La vente à crédit est réglementée par le ministère du Commerce et de la Protection des Consommateurs et il y a même des lois de la Hire Purchase and Credit Sales Act qui y fait référence», dit Hemraj Bhoyroo. Le Senior Consumer Affairs Officer recommande d’exiger un reçu et un ‘Schedule of payment’ qui informent l’acheteur sur le montant qui lui reste à payer mensuellement jusqu’à la fin.  « Lors de l’achat, il faut aussi exiger une carte de garantie contenant les conditions de garantie attachées au produit. Il ne faut pas accepter de garantie sur le reçu, puisque ce dernier devient illisible avec le temps. »

Publicités

Les publicités sont incitatives. Y a-t-il un contrôle ? Hemraj Bhoyroo assure que la CAU a aussi un droit de regard sur les publicités. « Les commerçants font tout pour attirer le maximum de clients, mais il ne faut pas que les publicités soient mensongères. D’ailleurs, celles-ci ne montrent pas la vraie qualité du produit. Bien souvent, il y a des promotions ‘Buy One Get One Free’, mais les prix sont souvent déjà inclus dans le prix d’achat. Il ne faut pas se laisser berner par une publicité. »

Produit défectueux toujours sous garantie

Quand un produit est défectueux mais toujours sous garantie, la loi accorde un délai de dix jours au commerçant pour effectuer les réparations après la plainte du client. Cependant, il y a des réparations qui nécessitent plus de temps et en attendant le commerçant a le devoir de donner au client un produit similaire à celui qu’il/elle a acheté comme remplacement temporaire, précise Hemraj Bhoyroo. « C’est ce qui se fait en général pour les téléphones mobiles si les réparations n’ont pu régler le problème avant un délai de trois mois, le produit sera échangé ou l’argent remboursé. »

Budget familial : Achetez l’utile au lieu du futile !

achat

Amritta Guness exhorte à ne pas entrer dans la spirale de l’endettement et du surendettement, surtout en fin d’année. « Des campagnes d’éducation se font tous les mois. Je pense qu’il y a des nécessités qui sont des priorités dans la vie d’un être humain comme la nourriture, les factures d’eau et d’électricité. En second lieu, il faut acheter utile et pas futile. Il est normal d’acheter des cadeaux pour cette période festive, mais il faudrait que les gens pensent à acheter selon leur budget. Il ne faut pas oublier que le mois de janvier est le mois le plus long de l’année. Ceux qui ont des enfants auront aussi à prévoir du matériel scolaire et autres nécessités pour leurs enfants. »

Questions des auditeurs

Ashish de Camp Thorel :

« J’ai acheté un produit à crédit mais quand on m’a donné un contrat à signer, le produit a augmenté. Je ne l’ai remarqué que bien après. »
C’est la responsabilité du consommateur de verifier les prix et les anomalies. Il faut rapporter ce genre de cas à la CAU pour que nous puissions enquêter. Cependant, c’est mieux de vérifier les documents avant d’y apposer sa signature.

Hoareau de Petite-Rivière :

« Un vendeur de produit de porte à porte est venu à mon domicile. J’étais intéressé avec une machine de lavage (karcher). Il m’a aussi proposé  un aspirateur mais j’ai refusé, faute de moyens financiers. Il m’a demandé ma pièce d’identité pour faire des papiers. Lorsque la commande est arrivée quelques semaines plus tard, j’ai vu qu’il y avait aussi les produits que j’avais refusés. »
Avant d’acheter un produit, il faut veiller qu’il y ait un service après-vente. Or, pour les ventes à domicile, bien souvent il n’y en a pas. dit Hemraj Bhoyroo. La réponse ne va pas à la question posée ci-dessus !

José de Pointe-aux-Sables :

« Tout récemment il y avait le Salon de la maison. J’ai vu un téléviseur qui m’a plu et je l’ai acheté. J’ai demandé à ce qu’on m’explique les conditions. Le vendeur m’a informé qu’il y avait cinq ans de garantie sur l’écran et deux ans sur les pièces électroniques. Après quelques jours, il y avait des lignes sur l’écran… Un technicien est venu et m’a dit que l’écran s’était fêlé. On ma dit que la vitre n’était pas couverte par la garantie. À aucun moment, cela n’avait été mentionné. »
Il faut téléphoner au 185 et faire une complainte à la Consumer Protection Unit. Nous allons enquêter et nous reviendrons vers le client par la suite, a expliqué Amritta Guness.

 

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