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Après les attaques américaines en Syrie : Maurice face à un prix du pétrole en hausse

La soixantaine de missiles américains visant une base aérienne en Syrie, le 7 avril, a suffi pour que le baril de pétrole atteigne son prix le plus fort en un mois. Le taux de change local n’a pas été épargné.

Après l’annonce de l’attaque américaine, les contrats pour le Brent (dont le cours est utilisé comme référence) a grimpé à 56,08 dollars – niveau le plus élevé depuis le 7 mars,  Maurice est un importateur net de produits pétroliers. Son  fournisseur est la société indienne Mangalore Refinery and Petrochemicals Ltd. Le pays restera influencé par les fluctuations de prix. Les Mauriciens paient le diesel et l’essence 10 % plus cher depuis le 14 février, les pays producteurs ayant décidé de ramener le niveau de fourniture mondiale pour que le prix se réajuste en leur faveur.

L’attaque américaine est une réponse à l’utilisation d’armes chimiques par le gouvernement syrien contre des civils.  Avec la réaction des États-Unis, il y a des risques, selon la presse internationale, que le Moyen-Orient, s’embrase à son tour. L’instabilité géopolitique aidant, le pétrole devrait atteindre de nouveaux sommets. L’inflation mauricienne devrait alors s’accélérer.

« Au vu des derniers évènements, il est probable qu’on assiste à une poussée de l’inflation globale dans les mois à venir, menée par le prix du baril de pétrole», explique Takesh Luckho, économiste et chercheur chez KMDL Consults Limited.

« L’escalade dans le conflit syrien contribue à un niveau d’incertitude plus élevée au sein des principaux producteurs pétroliers dans la région. Ces derniers devraient réduire davantage le niveau de production. »

Y aura-t-il un effet boule de neige? Selon notre interlocuteur, si les prix flambent sur le marché mondial et sont réajustés localement, on assistera à une majoration des prix du transport et du pain, par exemple.

Après le pétrole, le billet vert a connu une appréciation dans le sillage des attaques. Dans son bulletin quotidien sur les marchés des devises, le groupe MCB fait ressortir que la roupie s’est dépréciée de trois sous. Et le yen japonais (100) a grappillé un sou face à notre roupie.

Une situation qui ne nous est pas étrangère. Mais pas souhaitable.

 

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