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Xavier de Lapeyre : le bonsaï, tout un art

Xavier de Lapeyre Xavier de Lapeyre a appris les rudiments des bonsaïs à travers des vidéos.

Un informaticien à la main verte. C’est ainsi que l’on pourrait décrire Xavier de Lapeyre. À 36 ans, les bonsaïs n’ont aucun secret pour lui. Ce consultant pour l’African Bonsai Association, membre de la Fédération Française de Bonsaï et bloggeur, fera partie des exposants  à découvrir lors du festival japonais qui se tiendra du 13 au 19 septembre. Rencontre.

Il entretient les plantes, mais pas n’importe lesquelles. « Beaucoup de personnes considèrent les bonsaïs comme une seule espèce de plantes, alors que moi, je les vois plutôt comme des animaux de compagnie, mais en version végétale », lance Xavier de Lapeyre. Cet artiste dans l’âme découvre son amour pour les bonsaïs à travers l’art japonais. « Je fais de la peinture japonaise aussi connue comme le sumi-e et également du shodo, terme qui désigne la calligraphie japonaise ». C’est en recherchant des inspirations pour le sumi-e que je suis tombé sur les bonsaïs. Les peintures représentent souvent un bonsaï (arbre en pot) ou un kusamono (herbe en pot). Curieux d’en apprendre plus sur ces plantes, Xavier décide d’explorer le sujet. C’est à travers des vidéos de type « quick and easy bonsaïs » qu’il développe une passion grandissante. « Deux ans après mes débuts, j’ai rejoint des organismes officiels, tels que l’African Bonsai Association, branche de la World Bonsai Friendship Federation et je suis devenu aussi membre de la Fédération Française de Bonsaï ».

Il apprend les rudiments de base du bonsaï, depuis les techniques d’initiation jusqu’aux méthodes plus poussées. « Durant ce parcours, j’ai participé à des compétitions en ligne ainsi qu’à des conventions à l’étranger pour approfondir mes connaissances ».

Selon Xavier, des néophytes associent les petites plantes dans un pot à un bonsaï, alors que c’est loin d’être le cas. « Il y a un grand nombre d’arts associés à l’horticulture, comme les Topiary (formes géométriques dans un pot), le Kusamono (herbe en pot), Penjing (la réalisation d’un paysage dans un pot ou un plateau), Hòn Non bộ (art vietnamien de réaliser des paysages miniatures) et Kokedama (boule de mousse) », explique-t-il.

Outre le  bonsaï, il pratique aussi l’art des Kusamono, Bonkei (roche et mousse) et le Kokedama.« Ceux-là sont plus éphémères que les bonsaïs », explique-t-il.

Il confie avoir appris les techniques pour créer et maintenir des bonsaïs et des Kusamono. « Ces techniques consistent à maintenir ces types de plantes dans un pot très petit. Toutefois, ce n’est pas forcément l’approche idéale pour faire pousser tous les types de plantes. Les notions de base, telles que l’arrosage, la fertilisation, s’appliquent à toutes les plantes, mais le vrai entretien dépendra largement de l’espèce de la plante ».

Souhaitant partager sa passion avec les autres, Xavier décide de lancer son blog (http://maubonsaiblogsport.com) en 2011. Il reçoit des retours sur le plan local de la part d’autres amoureux de bonsaïs comme lui.

Xavier sera présent au festival du Japon qui aura lieu du 13 au 19 septembre à l’Université de Maurice où il va donner un aperçu de l’art du bonsaï aux visiteurs. Lors de ce festival, il exposera différents modèles de plantes et donnera des conseils sur le processus de création des bonsaïs.