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Private Notice Question - Métro léger: les Singapouriens de retour à Maurice

Les représentants de la Singapore Co-operation Enterprise sont à Maurice depuis lundi pour des discussions sur le Light Rail Transit.
Rien n’est encore acquis concernant la réactualisation du dossier métro léger. tout dépend des discussions avec les experts singapouriens. Ces derniers sont de retour après une étude de faisabilité effectuée en 2012. On aura retenu peu de chose concrètes de la réponse de Nando Bodha à la Private Notice Question concernant le retour du métro léger sur les devants de la scène. Sinon que le gouvernement ne sait pas trop s’il faut aller de l’avant avec le projet ou pas. Dans sa réponse au leader de l’opposition, le ministre du Transport et des Infrastructures publiques a surtout indiqué que les représentants de la Singapore Co-operation Enterprise (SCE) sont au pays depuis ce lundi 23 mai pour des discussions préliminaires autour du projet. « Une délégation de SCE est arrivée hier (NdLR : lundi) pour lancer les discussions préliminaires sur le sujet », a indiqué Nando Bodha. Le sujet auquel il fait référence est une mise à jour de l’étude de faisabilité déjà complétée par le même consultant singapourien en 2012. Le ministre a expliqué que vu le travail déjà abattu et la somme payée à SCE (voir encadré), il n’envisageait pas de lancer une nouvelle étude de faisabilité. Les discussions devaient démarrer mardi et se poursuivre aujourd’hui. Est-ce à dire que le métro léger est pour autant définitivement sur les rails ? Nando Bodha n’en a, en tout cas, donné aucune indication claire. La reprise des discussions avec les Singapouriens est à peu près tout ce qu’il y a de certain concernant le projet. Mais, Nando Bodha s’est évertué à expliquer qu’il n’y a pas de contradiction entre le métro léger et le Road Decongestion Programme (RDP). « Le Road Decongestion Programme, tout seul, n’aurait pas résolu le problème de congestion routière, a affirmé le ministre. C’est la raison pour laquelle, dès le départ, nous nous préparons pour un mode alternatif de transport qui complémenterait le Road Decongestion Programme. » Si le RDP est en mesure de fluidifier la circulation, le métro léger facilitera le transit des passagers vers leurs lieux de travail, a ajouté le ministre. « Le Road Decongestion Programme est donc complémentaire au Light Rail Transit », conclut Nando Bodha. Concernant le RDP, le ministre a indiqué qu’un High Powered Committee, présidé par le secrétaire au Cabinet, Sateeaved Seeballuck, soumettra, ce vendredi, ses conclusions au Conseil des ministres sur le rapport de Korean Expressway Corporation, l’homologue coréen de la Road Development Authority. Une fois complété, le programme de décongestion routière devrait être lancé, le premier coup de pioche étant prévu pour décembre 2016.
  Rs 886 millions déboursées depuis 1999 Les chiffres révélés par Nando Bodha, mardi, ne racontent pas toute l’histoire du métro léger et de ce qu’il a coûté jusqu’ici à l’État mauricien. S’il a dévoilé le coût en frais de consultants depuis 2013, les premières dépenses du gouvernement sur ce projet remontent à 1999. Consultants, études, préparations de documents d’appel d’offres… Au total, ce n’est pas moins de Rs 886 millions que l’État a déjà déboursées, les plus grosses dépenses ayant été effectuées depuis 2013. La Singapore Corporate Enterprise est choisie par le gouvernement afin d’assurer la mise sur pied de la Mass Transit Unit contre une somme de Rs 411,7  millions, qui représentent ses honoraires de consultant. Toutefois, l’État a également déboursé des sommes additionnelles pour d’autres dépenses liées au projet depuis que l’expertise singapourienne est entrée dans l’équation. La firme KDA Geosystems Ltd a reçu Rs 25,5 millions pour des travaux d’arpentage, Water Research Co Ltd, Rs 5,8 millions pour effectuer des relevés géotechniques, Rs 8 millions à P & P Link pour gérer la communication, Rs 86,9 millions à la Mauritius Revenue Authority sous forme de TVA et de déduction fiscale à la source, Rs 1,2 million à Grant Thornton pour des sondages sur les ménages et le trafic, ainsi que Rs 41 940 en frais légaux. Au total, le métro léger coûte Rs 539,2 millions. Ce chiffre enfle cependant considérablement pour atteindre Rs 886 millions quand on ajoute les dépenses remontant à 1999. Janvier 1999 Le gouvernement mauricien décide de solliciter le concours de la firme British Executive Overseas Service (BESO) afin de procéder à la préparation des documents d’appels d’offres  pour un nouveau ‘Railway System’. Le gouvernement avait alors décaissé une somme de Rs 25 705. 2001 Ce sont les services de  la société HalcrowFox qui sont sollicités par le gouvernement en 2007, pour effectuer un Integrated National Transport Strategic Study pour un montant de Rs 62 millions. Dans son rapport, la firme désignera le Light Railway Transit (LRT) comme « preferred option ». 2003 Rs 452 865. C’est la somme décaissée seulement deux ans après la publication du rapport Halcrow Fox. Cette fois, ce sont les services de Richard Palling, consultant à la Banque mondiale qui sont retenus pour réaliser un appel d’offres pour la création de deux équipes censées préparer chacune une étude détaillée. 2004 Les services de Richard Paling sont de nouveau retenus par le ministère des Infrastructures publiques contre une somme de Rs 473 510. Le consultant avait cette fois pour mission de superviser l’évaluation du Project Management pour le métro léger.

Questions au premier ministre

SBM de Seychelles « La Banque SBM des Seychelles est une filiale de SBM Holdings Ltd. La banque centrale des Seychelles avait écrit à la Banque de Maurice, en janvier 2016, quand la SBM des Seychelles a fait une demande pour un permis d’opération. Un “due diligence exercise” faisait partie des requêtes la banque centrale des Seychelles ». C’est ce qu’a dit SAJ qui répondait à Raffick Sorefan. Muni Krishna Reddy et TVA Muni Krishna Reddy, l’ancien président du State Bank of Mauritius (SBM), était sous contrat et donc pas susceptible d’être enregistré à la TVA. C’est ce qu’a souligné SAJ qui répondait à une question de Raffick Sorefan. Le chef du gouvernement a aussi fait comprendre que Muni Krishna Reddy avait droit à un salaire et à un bonus comme tout autre employé. Code de conduite pour les ministres Le gouvernement envisage de proposer un code de conduite pour les ministres, afin que les membres du gouvernement n’utilisent pas l’arrangement fiscal offshore. C’est qu’a dit SAJ qui répondait au député Sangeet Fowdar. Le Premier ministre a aussi fait ressortir que le gouvernement va bientôt présenter le Public Service Bill. Le projet de loi est en préparation par le bureau de l’Attorney General.

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