Outer Island Development Corporation : un Mauricien devra déposer une garantie de Rs 403 000 pour se rendre à Agalega
Par
Fabrice Jaulim
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Fabrice Jaulim
De nouvelles conditions des voyages vers Agalega et de cette île vers Maurice ont été proposées cette semaine. Parmi, l’obligation pour un Mauricien qui souhaite se rendre à Agalega de déposer une garantie de Rs 403 000. Un document de l’Outer Island Development Corporation (OIDC) circule à ce sujet.
Au Bâtiment du Trésor, on explique cette mesure par le fait que les déplacements du Dornier engagent des coûts importants. L’avion est principalement utilisé pour le transfert des malades vers Maurice. Ces vols sont aux frais de l’OIDC. De nombreux Mauriciens en visite à Agalega ont ainsi dû être rapatriés d’urgence et gratuitement, car ils sont tombés malades. L’organisme ne peut plus se permettre d’opérer ainsi, affirme un responsable. D’où la proposition d’exiger un dépôt de garantie.
Pour l’instant, ces mesures n’ont pas été appliquées. C’est ce que confirme Laval Soopramanien, un des membres du conseil d’administration de l’OIDC.
Pour les Agaléens, ces mesures sont inadmissibles. Leur porte-parole, Jack Bizlall s’est confié au Défi Media Group. Samedi, les habitants ont eu une réunion. Ils cherchent des explications auprès du manager résident. Ces derniers envisagent de tenir une manifestation à Agalega et à Maurice.
Le député de la circonscription n° 3 (Port-Louis maritime - Port-Louis Est - Agalega), Shakeel Mohamed, estime que tout est fait pour aliéner les Mauriciens d’une partie de la République. Pour lui, ces mesures rendent difficile la circulation au sein de la République. Se faire soigner et être accompagné, sans payer de frais de billet, est un droit acquis pour les Agaléens, estime le député.
« Un habitant de Maurice marié à une habitante d’Agalega devra trouver Rs 403 000 s’il veut accompagner son épouse dans son île ? Agalega n’appartient pas aux Agaléens, car ils ne peuvent pas devenir propriétaires du terrain où ils sont nés. Maintenant, seuls les riches pourront se rendre dans une partie de notre territoire », fait observer Shakeel Mohamed.