Bureau de l’audit : un rapport préparé dans des conditions difficiles
Par
Patrick Hilbert
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Patrick Hilbert
Le National Audit Office a soumis son rapport au Parlement mardi. Et il a eu fort à faire dans certains cas par manque de coopération des instances gouvernementales.
Dans le document, il fait état de toute une série d’anomalies dans l’administration des finances publiques, de manque de transparence dans certains dossiers, et de défaillances en tous genres. Dans certains cas, l’accès à des dossiers a été refusé. Malgré cela, des gaspillages par centaines de millions de roupies de l’argent des contribuables sont révélés.
Le directeur de l’audit, Sunil Romooah, explique que ce rapport a été préparé dans des conditions particulièrement difficiles.
Le confinement de l’année dernière a fait que beaucoup d’organismes ont soumis leurs comptes avec beaucoup de retard. Il souligne, dans son préambule, que « même si les comptes du gouvernement pour 2019-2020 étaient fermés le 10 août 2020, les principaux états financiers (« financial statements ») ont été soumis à mon bureau le 31 décembre dernier ».
En sus de cela, le Bureau de l’audit a dû fonctionner avec seulement environ 75% de sa capacité en termes de ressources humaines à cause de postes vacants non-remplis. « Au moment de la préparation de ce rapport, 37 des 40 postes vacants n’avaient pas été remplis », écrit Sunil Romooah.
Le directeur de l’audit rapporte également que les officiers du Bureau de l’audit ont fait face à d’autres soucis. Dans certains cas, ils n’ont pu avoir accès aux dossiers. Il cite, comme exemple, un cas où la police a invoqué une clause de confidentialité dans un contrat pour restreindre l’accès à des informations.