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Au cœur de l’info - Dr Fazil Khodabocus : «Le vaccin ne protège pas à 100 %»

L’émission « Au cœur de l’info » de Radio Plus du lundi 25 janvier 2021 était axée sur les vaccins anti-COVID-19. Le Dr Fazil Khodabocus, Regional Public Health Superintendent au ministère de la Santé, a tenu à faire ressortir qu’aucun vaccin au monde n’offre une protection à hauteur de 100 %.

L’heure était à la mise au point le lundi 25 janvier 2021 dans l’émission « Au cœur de l’info » de Radio Plus animée par Patrick Hilbert et Ruth Rajaysur. Alors que la campagne de vaccination contre la COVID-19 démarre en ce mardi, le Dr Fazil Khodabocus, Regional Public Health Superintendent au ministère de la Santé, a tenu à rappeler que le vaccin ne protège pas à 100 %. 

Il a fait comprendre que le ministère stimule le système immunitaire de l’être humain pour le protéger. « C’est bien de se faire vacciner. Mais il faut se rappeler qu’aucun vaccin au monde ne peut garantir une protection à 100 %. Mais c’est clair qu’il comporte plus de bénéfices que de risques. »

Il a souligné que celui-ci travaille en étroite collaboration avec l’Organisation mondiale de la santé. « Des pays, comme l’Angleterre, ont déjà commencé à faire vacciner leur population en raison de la mutation du virus. Idem pour l’Afrique du Sud et le Brésil. Dans le monde, plus de 5 millions de personnes ont été vaccinées », a-t-il affirmé. Il a indiqué qu’une femme enceinte ne pourra pas se faire vacciner et que tous ceux qui se le feront administrer devront signer un formulaire de consentement.

Le Dr Fazil Khodabocus a ainsi rappelé que tous les vaccins ont des effets secondaires. « Des millions des gens se sont déjà fait vacciner et ils n’ont pas eu d’effets secondaires. D’autres, en revanche, peuvent avoir des rougeurs ou des douleurs, mais cela s’en va au bout de 24 heures. Comme c’est un nouveau vaccin, nous prendrons des précautions », a-t-il dit.


Nasser Essa : « La moitié de la profession a des appréhensions »

Nasser Essa, président de la Nurses’ Union, a souligné que 50 % de la profession appréhende le fait de se faire vacciner alors que le reste veut le faire. « Si ces personnes se font vacciner, elles seront définitivement davantage protégées. »


Débat relancé sur les équipement de protection 

Amarjeet Seetohul, président du Ministry of Health Employees’ Union, a dit qu’il est important de se faire vacciner. « C’est un moyen de protection. Malgré des PPE, il y a des risques. Ce n’est pas la première fois qu’on a un vaccin et il y a le facteur du risque. Les trois personnes contaminées parmi le personnel hospitalier ont relancé le débat sur les types de protection dont dispose le pays », a-t-il souligné.


Démarrage de la campagne

Le Dr Sudhir Kowlessur, Head of NCD, Health Promotion and Research Unit, a indiqué que ce sont à la fois les membres du  personnel de santé du secteur privé et du secteur public qui seront vaccinés, de même que les policiers, ainsi que ceux qui travaillent à l’aéroport et au port. « Ce sera ensuite au tour des personnes âgées, des ministres et des journalistes. »

Il a rappelé que la campagne de vaccination démarre ce mardi à l’hôpital de Candos. « Cent personnes seront vaccinées. Le lendemain 100 autres à l’aéroport, puis 100 personnes au port ainsi que 500 policiers. On peut faire 5 000 vaccins par jour, mais on va attendre encore un peu. Le personnel navigant aussi sera vacciné », a-t-il affirmé. Il a précisé qu’une fois la première dose administrée, il faudra attendre 28 jours avant de faire la seconde.

 

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