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Le DPP, Me Satyajit Boolell : «Nous avons des enquêteurs chevronnés, ne généralisons pas à partir d’un cas»

Me Satyajit Boolell, déclare que notre système judiciaire donne des résultats.

Dans le dernier numéro du journal en ligne de son bureau, le Directeur des Poursuites Publiques (DPP), Me Satyajit Boolell, Senior Counsel, s’est attardé sur l’article 10 de la Constitution de Maurice. Il a expliqué dans un « podcast » que toute personne faisant face à une accusation criminelle a droit à un procès juste et équitable. Il a évoqué le « précieux système de jury aux assises » et les divers garantis qu’offre la constitution à un prévenu. 

Le DPP a aussi mis l’accent sur la nécessité d’une enquête de police bien ficelée. « Fode pas ene inzerans dans ban lanket la police, fode pas ena interferans, bisin ene lanket obzetif et komple et ki public kapav fer confians ». Il est d’avis qu’il ne faut plus entendre « la drog la inn plante », une expression qui paraît souvent dans la presse. Me Satyajit Boolell a, par ailleurs, appelé au sens de la proportion en tirant des conclusions sur certaines affaires. « Nu ena ban anketer sevrone et profesyonel. Fode pas nou prend ene cas ek nous generalise ». Il tient à rappeler que dans l’ensemble, le système fonctionne et produit des résultats. 

L’intégralité de cet entretien est disponible sur https://www.youtu.be. /--saaTUSquw.

Meurtre de Lara Bianca Rijs

Le bureau du DPP est revenu sur la condamnation à vie de Salib Meerhossen. Cet ancien vigile de la Résidence A.O Deluxe, 57 ans, à Pereybère, a assassiné la Sud-Africaine, Lara Bianca Rijs, (34 ans), dans la soirée du 13 au 14 août 2017. La sentence a été prononcée par la Cour d’assises dans la soirée du 14 septembre 2021. 

Dans un article dédié à cette affaire, l’équipe chargée d’assurer la poursuite au procès, en l’occurrence, Mes Jean Michel Ah-Sen, Meenakshi Gayan-Jaulimsing (assistant du DPP) et Anusha Rawoah (« Principal State Counsel ») abordent les points saillants de l’affaire. Parmi, on retrouve les preuves ADN et le jury qui a déclaré l’accusé coupable à l’unanimité. 

Les auteurs de l’article rappellent que pour ce procès, le jury a été sélectionné selon les nouvelles règlementations apportées par la loi en 2018. Ainsi les neuf jurés ont été choisis sur la base d’une sélection puisée dans la liste électorale. Une mesure qui permet d’assurer « une plus grande représentation de la société mauricienne ». 

Le journal a aussi parlé d’un atelier de sensibilisation en ligne, d’une durée d’une journée, et dédié aux problèmes de violence basée sur le genre. Cet atelier, organisé par l’Institute for Judicial and Legal Studies (IJLS), s’est tenu le 6 août dernier avec environ 100 participants, notamment des avocats et avoués. 

 

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