Études à l’étranger : Attention aux arnaques, la vigilance est de mise
Par
Ashwin Kanhye
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Ashwin Kanhye
De plus en plus de jeunes font le choix de poursuivre leurs études tertiaires dans une université à l’étranger. Pour découvrir un nouveau pays, faire des rencontres, apprendre une langue… Mais ce rêve peut vite tourner au cauchemar si l’agent recruteur n’est pas dûment enregistré auprès du ministère de l’Éducation. Parents et étudiants doivent faire preuve d’une grande vigilance pour ne pas se faire berner.
Rien n’arrête les arnaqueurs ! Ils sont particulièrement actifs en matière d’études supérieures à l’étranger. Un cadre du ministère de l’Éducation indique que les parents, ainsi que leurs enfants, sont au courant des procédures pour les études à l’étranger. « Notre rôle est de les mettre en garde contre les arnaques, surtout que de nombreux parents font des sacrifices. Nous tenons à nous assurer qu’ils ne perdent pas leur argent en faisant confiance à un agent malhonnête », explique-t-il.
En général, les Mauriciens qui souhaitent étudier ailleurs qu’au pays, s’adressent directement aux universités ou passent par un agent de recrutement local. Ce dernier doit être impérativement enregistré auprès du ministère de l’Éducation. De plus, il doit, dans les cinq jours suivant le départ d’un étudiant mauricien, transmettre une copie du contrat de recrutement au ministère de l’Éducation. Selon lui, plusieurs personnes ont vécu le cauchemar de voir leurs démarches retarder. « Cette situation survient parce que l’agent n’est pas dûment enregistré. Dans le passé, on a rencontré plusieurs cas de ce genre. Par la suite, les problèmes ont été résolus », fait-il remarquer.
Un comité d’octroi de licences a été instauré au ministère de l’Éducation. Son rôle est :
« Celui qui détient une licence doit aussi fournir les documents nécessaires à l’obtention d’un visa d’entrée à chaque étudiant, dont l’admission dans un établissement. Il doit également effectuer les formalités lorsque l’étudiant a été gravement blessé ou qu’il est inapte, pour des raisons de santé, à poursuivre ses études. C’est le cas aussi lorsque la sécurité de l'étudiant dans le pays dans lequel il se trouve est menacée par des circonstances relevant de la force majeure ou en cas de décès de l’étudiant » indique-t-on au ministère de l’Éducation.
Canada, Australie, Angleterre, Allemagne, Nouvelle-Zélande, Malaisie, Vancouver, Chine, Suisse, l’Amérique, Montréal, Québec, Irlande, Hollande, Grenada, Hongrie, Hong Kong, Dubaï, Singapour, Floride, Inde, Illinois, République tchèque et Bahreïn. Ce sont là les pays que préfèrent les Mauriciens. C'est aussi dans ces pays que la quasi-totalité des agents recrute des Mauriciens pour différentes universités.
Selon la section (4) de la Licensing of Recruiting Agents for Overseas Educational and Training Institutions Act 2006, amendée en 2012, personne n’est autorisé à recruter des étudiants de Maurice pour le compte d’établissements d’enseignement et de formation à l’étranger s’il n’est pas titulaire d’une licence valide délivrée par le ministère de l’Éducation.
Du coup, toute personne qui enfreint la section (4) de cette loi commet une infraction. Elle est passible, en cas de condamnation, d'une amende n’excédant pas Rs 500 000 et d’une peine d’emprisonnement n’excédant pas cinq ans. Toute personne qui souhaite recruter des étudiants mauriciens pour le compte d’établissements d’enseignement et de formation à l’étranger doit soumettre une demande de licence au ministère de l’Éducation.