Economie

Entre Octobre ou Décembre 2019 : Un premier nano-satellite mauricien dans l’espace

nano-satellite Le lancement dans l’espace sera financé par l’UNOOSA/JAXA.

Maurice se verra offrir la possibilité de construire et de déployer le lancement du premier nano-satellite 100 % mauricien, le MIR-SAT1 (CubeSat) dirigé par un groupe de jeunes chercheurs du Mauritius Research Council (MRC), avance Yogida Sawmynaden, le ministre des TIC.

Le MRC, sous la férule du Dr Arjoon Sudhoo, l’executive director et à travers ses deux chercheurs, Faraaz Shamutally et Ziyad Soreefan (tous deux ingénieurs en aérospatial) a pris la responsabilité de rédiger la partie technique de la proposition. À cet effet, une première consultation pour débuter ce projet a eu lieu la semaine dernière. De ce fait, le déploiement du nano-satellite par l’agence japonaise d’exploitation aérospatiale (JAXA) est prévu entre octobre ou décembre 2019.

« Le MRC a également bénéficié de la collaboration d'organismes internationaux possédant une expertise dans des domaines pertinents, notamment Clyde Space (Royaume-Uni) et ASTOS Solutions (Allemagne). L’observation de la Terre depuis l’espace est un moyen économique d’obtenir des informations cruciales et des données impartiales qui permettent aux décideurs de comprendre les tendances et de créer des politiques de développement durable. Par conséquent, la technologie satellite pourrait fournir à Maurice un moyen d’atténuer les difficultés typiques des petits pays aux revenus moyens états insulaires en développement », dit-il.

Comment s’organisera la gestion des données à Maurice ? Le mini-satellite sera équipé d’une caméra infra-rouge sophistiquée qui prendra des photos quand le mini satellite passera sur la région de Maurice. Au préalable, l’équipe d’experts mauriciens construira une station réceptrice terrestre qui captera les données du satellite. « L’équipe qui a rédigé le projet est constituée d’ingénieurs aéronautiques et aérospatiales, d’informaticiens et de radioastronomes, entre autres », explique-t-il. « Les données recueillies seront décodées à l’aide d’algorithmes élaborés par l’équipe technique. L’analyse conduira également à un meilleur suivi, prise de décision et gestion des activités terrestres et maritimes, avancement du renforcement des capacités, recherche et innovation. Ces données de télémétrie seront mises à la disposition du public. »

Le lancement dans l’espace sera financé par l’UNOOSA/JAXA et pour la construction et la validation du satellite, le MRC a budgétisé une partie des coûts. « Pour les montants restants, nous comptons faire des demandes de subvention auprès de diverses organisations internationales », conclut-il.