Fazila Jeewa-Daureeawoo, VPM et No 4 du GM : «Être No 4 du GM est une surprise»

Par Jean Claude Dedans O commentaire
Fazila Jeewa-Daureeawoo

Le ciel lui est-elle tombé sur la tête ? Tout porte à le croire, car Fazila Jeewa-Daureeawoo admet que c’est une grosse surprise pour elle qu’elle ait été promue No 4 du gouvernement et être la toute première femme à siéger au front bench d’un gouvernement au Parlement.

Dans vos rêves les plus fous, vous voyiez-vous un jour No 4 d’un gouvernement ?
J'avoue que je ne m'y attendais pas du tout. Certes, j'ai toujours eu une volonté de travailler pour le bien de mon pays et c'est d'ailleurs cette motivation qui a influencé mon parcours professionnel, soit en tant qu’avouée soit en tant que députée et ministre. Je dois dire que cette nouvelle responsabilité est vraiment un grand honneur et que je relève ce nouveau défi avec plaisir.

D’aucun attribue votre ascension par défaut. Est-ce le cas ?
Pour moi, ce nouveau poste est un signe de la confiance que le Premier ministre a placée en moi.

Marchands ambulants en décembre : la loi sera respectée »

Être la première femme au front bench d’un gouvernement, en sus d’en être le No 4, c’est quelque chose…
Je suis vraiment très heureuse de voir les progrès que Maurice a faits en termes de présence des femmes au niveau des postes décisionnaires au sein du gouvernement. Pour moi, c'est une fierté d'être la première femme au front bench. D'ailleurs, en tant qu'ancienne ministre de l’Égalité des genres, permettre aux femmes d’avoir accès aux postes décisionnaires au niveau du pays est un sujet qui me tient beaucoup à cœur. Mes parents ont toujours cru dans l'importance d'accorder une bonne éducation aux filles, égale à celle des garçons. Ce sont des principes que je juge essentiels pour l'avancement de l’égalité des genres à Maurice.

Est-ce que ces nouvelles responsabilités vont chambouler votre vie professionnelle et surtout sociale et familiale ?
Il est certain qu'être vice-Premier ministre implique plus de responsabilités et l’équilibre vie privée/vie professionnelle est toujours un défi. C’est le cas pour tous ceux qui travaillent. Toutefois, je crois qu'il faut toujours faire de son mieux pour assurer un équilibre dans sa vie. Cela aide d'être passionné par ce que vous faites et mon travail me tient vraiment à cœur.

Est-ce un signal fort que le PM Pravind Jugnauth a envoyé au monde politique mauricien à travers votre nomination en tant que femme ?
Je pense que le Premier ministre envoie un signal très fort pour les femmes et pour l’égalité des genres. Après une femme à la présidence de la République et une autre en tant que Speaker de l'Assemblée nationale, le fait d'avoir nommé une femme comme vice-Premier ministre marque encore une fois l'histoire de Maurice. Je pense que le Premier ministre montre une vraie volonté de changer cela.

Quels seraient vos dossiers prioritaires aux Collectivités locales, hormis ceux déjà mis en chantier par votre prédécesseur ?
Dès mon arrivée au ministère, j’ai fait un état des lieux des différents dossiers. Ma priorité première a été l’incendie de l'entrepôt de Shoprite. J'ai une pensée spéciale pour les membres de la famille du jeune homme porté manquant.

Décembre approche et les fêtes de fin d’année aussi. Qui dit cela, dit également le problème des marchands ambulants. Seriez-vous intransigeante envers eux ou ‘a bit more lenient’ ?
Mon ministère va faire respecter la loi, car nous avons la responsabilité d’assurer une bonne gestion des villes. Il faut que tout le monde travaille dans la légalité.