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Vidéos intimes : Akil Bissessur donne les noms des responsables de la fuite 

  • L’avocat réclamera des dommages à plusieurs policiers, incluant le CP 

Après que Doomila Moheeputh a porté plainte la semaine dernière, c’est au tour d’Akil Bissessur d’en faire autant. Le lundi 19 septembre 2022, il a fourni au Central Criminal Investigation Department (CCID) les noms des policiers qu’il tient pour responsables de la fuite des vidéos intimes qui se trouvaient sur le téléphone portable de sa compagne. Cellulaire saisi par la police lors de la perquisition du vendredi 19 août. 

Akil Bissessur, qui était accompagné de son homme de loi Yuvan Sungkur, a exprimé son intention de réclamer des dommages à plusieurs personnes, incluant le commissaire de police (CP). « Mo pou loz plint ek reklam domaz bien konsekan a plizir dimounn, inklian komiser de polis... », a-t-il déclaré à sa sortie des Casernes centrales. 

Il montre du doigt certains départements spécifiques de la force policière. Dans une déclaration accordée au Défi Media Group, Akil Bissessur dit agir sur les conseils de son panel légal, qui comprend notamment l’ancien chef juge Eddy Balancy. Il a confié aux enquêteurs ses craintes que les responsables de la fuite ne soient pas inquiétés. 

Son seul regret est qu’à Maurice, le paiement des dommages soit encouru par l’État et non par les personnes concernées, contrairement à ce qui se fait dans d’autres pays. Akil Bissessur déplore également ce qu’il qualifie d’inaction des autorités. « Si mo ti pro-gouvernnma ti pou ena aksion. Monn sit ka Soopramanien Kistnen. So video intim finn sorti. Nanie pa finn ena… », a laissé entendre l’avocat. 

Akil Bissessur et Doomila Moheeputh avaient été arrêtés lors d’une opération policière le 19 août dernier. C’était au domicile de la femme de 46 ans. Ils sont soupçonnés de trafic de drogue synthétique. La PHQ Striking Team en avait saisi 52 grammes ce soir-là. Les suspects, eux, maintiennent que la drogue a été planquée par des policiers pour les piéger. Ce qu’a réfuté l’assistant surintendant de police Ashik Jagai et le CP Anil Kumar Dip.

Me Yuvan Sungkur : « C’est très grave » 

yuvanL’avocat Yuvan Sungkur s’insurge contre la fuite des vidéos intimes : « C’est très grave et surtout anticonstitutionnel. » Il a précisé que son client a formulé sa plainte sous l’article 16 de la Cybersecurity and Cybercrime Act 2023. Il a expliqué que cette partie de la loi prévoit une peine d’emprisonnement. 

Selon l’homme de loi, les vidéos ont commencé à circuler sur les réseaux sociaux, incluant TikTok et WhatsApp, le 9 septembre. Akil Bissessur a aussi porté plainte pour « revenge porn », c’est-à-dire la diffusion de clips intimes sans la permission des personnes concernées.

 

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