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Utility Regulatory Authority : le CEB comme plat de résistance

Lors d’un séminaire organisé par l’Utility Regulatory Authority (URA) en fin de semaine, mention a été faite que cet organisme, qui a un nouveau président en la personne de Philip Ah-Chuen, s’attaquera d’abord au CEB pour ce qui est de la régulation des tarifs.

L’importance de la régulation de l’électricité a été au cœur de ce séminaire avec le ‘input’ du monde des affaires, le rôle des Independent Power Producers (IPP) et celui du CEB au sein du nouveau cadre réglementaire.

Soulignons que l’URA a été lancée en 2016, mais l’URA Act a été promulguée en 2014. Elle consiste, entre autres, à assurer la durabilité et la viabilité des services publics comprenant le CEB, la CWA et la Waste Water Management Authority (WWMA) et protéger les intérêts des consommateurs, de même que favoriser la compétition pour prévenir d’éventuelles pratiques déloyales et anticoncurrentielles.

L’URA, pour le moment, n’a pas les ressources spécialisées requises et s’attend dans l’avenir à en recruter. Elle se refuse à faire du ‘poaching’ au sein des organismes tombant sous son ministère de tutelle. « Faute de moyens financiers, on ne peut à ce stage recruter des professionnels, mais avec le temps cela viendra, car l’URA devra être autonome financièrement à long terme », dit Philip Ah-Chuen.

Pour ce qui est des tarifs pratiqués par les IPP vis-à-vis du CEB, l’URB compte bien se pencher sur ce dossier, car l’organisme souhaite que les IPP pratiquent un prix jugé raisonnable et au bénéfice des consommateurs. « Les tarifs doivent être justes, sinon pas de licence », ajoute Philip Ah-Chuen.

L’URA s’attaque d’abord de front au CEB pour y mettre bon ordre, avant de toucher à la CWA et à la WWMA.