Summing-up sur le Budget 2022-2023 - Renganaden Padayachy : «Rs 15 Md directement dans la poche des Mauriciens»
Par
Christina Vilbrin
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Christina Vilbrin
Clôturant les débats sur le Budget, le ministre des Finances est revenu sur la philosophie de la loi de finances 2022-2023, qui est de prôner un modèle de développement inclusif et durable. Au passage, Renganaden Padayachy n’a pas manqué de lancer des piques à l’adresse de l’opposition.
« Aujourd’hui, avec les mesures annoncées dans le Budget 2022-2023 nous soulageons concrètement les Mauriciens dans leur combat contre la vie chère », c’est ce qu’a déclaré le ministre des Finances à l’Assemblée nationale. Au total, soutient-il, ce sont Rs 15 Md qui sont directement reversées à la population pour soutenir immédiatement son pouvoir d’achat.
350 000 salariés et indépendants
Montant : Rs 4,5 Md
300 000 bénéficiaires de pensions*
Montant : Rs 4 Md
169 000 retraités âgés de 65 ans et plus
Montant : Rs 2,2 Md
10 000 jeunes et femmes qui auront droit à une Prime à l’Emploi
Montant : Rs 2 Md
10 000 bénéficiaires du Home Ownership Scheme et du Home Loan Scheme
Montant : Rs 1,2 Md
10 000 personnes souffrant d’un handicap de 40 % à 59 %
Montant : Rs 325 M
18 000 ménages qui bénéficieront d’une augmentation de 20 % de l’aide sociale et des allocations
Montant : Rs 200 M
110 000 ménages qui ne paieront plus la taxe municipale sur leur résidence
Montant : Rs 300 M
*Basic Retirement Pension, Basic Widow Pension, Basic Invalid Pension, Basic Orphan Pension.
| Bénéficiaires | Hausse du pouvoir d’achat |
|---|---|
| Un couple de deux retraités de plus de 65 ans | Rs 52 000 par an (+ 22 %) |
| Un ménage dont les deux conjoints touchent le salaire minimum | Rs 26 000 par an (+ 10 %) |
« Nous savons les difficultés, les angoisses et les attentes actuelles de la population. Elles sont nombreuses, pressantes et, pour le moins compréhensibles. Le conflit en Ukraine, dont les conséquences indirectes mais durement ressenties sur la cherté de la vie à Maurice, les a exacerbées. Il est de notre devoir de les adresser et d’y apporter des solutions concrètes. Le pouvoir d’achat est le combat de tous et de chacun ».
« Nous avons pu aborder l’année 2022 avec plus d’optimisme, et cela malgré le conflit en Ukraine. Plus encore, en termes de consolidation fiscale, nous avons pris de l’avance sur le calendrier ambitieux que nous nous étions nous-mêmes imposé ».
« J’ai entendu que le Budget 2022-2023 faisait la part belle au social en laissant les secteurs économiques sur le bas-côté. Cela n’a jamais été le cas, ni dans le Budget 2022-2023, ni depuis 2017. Ce gouvernement a engagé la transformation de notre structure économique en la diversifiant et en la modernisant. »
« Le développement durable constitue une véritable opportunité de croissance et d’innovation. Ce gouvernement a en effet la volonté de faire de la lutte contre changement climatique un levier d’accélération du progrès économique et social. »
« Sur la base de notre stratégie en matière d’énergies renouvelables, qui vise à atteindre 60 % d’énergies renouvelables d’ici 2030, le gouvernement adopte, dans le cadre de ce Budget, un arsenal de mesures de verdissement. Cela permettra à Maurice de produire quelque 200 MW supplémentaires d’énergies renouvelables au cours des trois prochaines années. »
La situation économique s’améliore. En 2022, la performance du secteur d’exportation sera meilleure que celle réalisé en 2019, soit avant la crise. « C’est en réalité l’un des secteurs les plus résilients de l’après-COVID-19 », a souligné Renganaden Padayachy. Avec la réouverture des frontières, la suppression progressive des restrictions sanitaires et l’augmentation de la capacité aérienne, le secteur du tourisme renaît de ses cendres, selon le ministre des Finances. Il vise plus de 550 000 touristes d’ici juin 2022, 1 million en 2022 et environ 1,4 million sur l’année fiscale 2022-2023. Chaque 100 000 touristes supplémentaires apporte 0,6 point au pourcentage de croissance, a-t-il ajouté.
« L’Opposition veut effacer la crise et le soutien historique que l’État a apporté à la population et aux entreprises. Nihilisme, scepticisme moral, remaniement de l’histoire, de tels agissements n’ont pas leur place dans de pareilles circonstances. »
« Rappelons-nous des propos du leader de l’opposition … que Maurice était à cette date atteint du « syndrome Sri Lanka » et courrait à la faillite. Changement de cap, …lorsqu’un de ses amis de circonstances affirmait… que l’État avait en réalité amassé des milliards et des milliards au cours des deux années passées, accusant cette fois-ci la CSG d’être trop efficiente. Selon l’opposition donc, l’État serait à la fois en faillite, mais aussi assis sur des milliards de roupies. »
« Les beaux discours ne pourront jamais effacer les piètres performances de l’opposition : une inflation cumulée de 30 % au cours de la période 2006-2008 ; la livre sterling à Rs 68 en 2006 alors qu’elle est aujourd’hui à Rs 54… »
« J’ai entendu dire par l’opposition que, je cite, « ce n’est pas un billet de Rs 1 000 qui fera oublier la misère ». Si pour eux, Rs 1 000 ne signifient rien, pour le commun des Mauriciens, ce billet de Rs 1 000 est un engagement, un acte de foi, une bouée de sauvetage. »
« The BOM has to open its reserves and its electronic money transfer machine to the Government to finance the huge deficit and to invest directly ». Renganaden Padayachy a cité un extrait des propos tenus par Rama Sithanen en mai 2020 pour démontrer que le « leitmotiv de ceux qui siègent de l’autre côté de la Chambre » est de : « faites ce que je dis, ne faites pas ce que je fais ». « À regarder la violence des critiques portées à l’action de la Banque centrale par l’opposition, il y a de quoi se questionner sur la crédibilité », a-t-il soutenu.
Un capital de Rs 1 Md a été alloué au Mauritius Institute of Biotechnology (MIB) pour la mise en place d’une industrie pharmaceutique. Le MIB travaille actuellement avec plusieurs instituts et sociétés internationaux qui souhaitent s’installer à Maurice.