Economie

Rapport pays FMI : la FMI s'inquiète du recul de l'épargne

Le taux d’épargne privée reste inférieur à 3 % du PIB.

C’est un fait que le taux d'épargne personnelle à Maurice a reculé depuis cette dernière décennie derrière les pays comparables. Cette chute est attribuée au taux d'épargne nationale inférieur et à une hausse du déficit du compte courant. 

L'analyse empirique révèle que l'épargne privée réagit au barème de dépôt ainsi qu’à la croissance économique pendant que les facteurs démographiques restent atténués. C’est la conclusion dégagée par le Fonds Monétaire International (FMI) dans son rapport de pays sur Maurice publié, le lundi 29 avril.

« Bien qu’en moyenne, il n’y pas d’indications sérieuses que l’épargne personnelle compense l’épargne ou la désépargne publique, le comportement de l’épargne privée présente un degré élevé de persistance. Les estimations affichent une épargne personnelle d’environ 3 % inférieur à la croissance économique dans le cadre des caractéristiques économiques et démographiques. Alors que la croissance économique devrait favoriser l’épargne personnelle, le ratio du taux de dépendance des personnes âgées implique un niveau plus élevé d’épargne pour alléger la pression fiscale et de s’abstenir des ajustements brutaux des politiques », souligne l’institution de Bretton Woods.

À cet effet, elle estime nécessaire de créer une plus grande sensibilisation du public et d'encourager l’épargne personnelle. Cela à travers des plans d’épargne pour les personnes âgées, un meilleur ciblage des aides sociales et des réformes de pensions plus élargies. Celles-ci doivent prendre en compte une meilleure cotisation des employés et une contribution obligatoire des travailleurs indépendants. 

En arrière-plan, le FMI souligne que le solde du compte courant du pays est en déficit persistant depuis le milieu des années 2000, culminant à 10 % du Produit intérieur brut (PIB) en 2010. Si en moyenne, il est de 5 % du PIB presque à la veille de la crise financière mondiale, il s’est situé en moyenne à 7,5 % du PIB, en raison principalement de la chute du commerce des marchandises. 

Sur le plan de l’épargne et de l’investissement, le déficit des transactions courantes est largement dû à une régression de l’épargne nationale pendant que l’investissement reste modeste. L’épargne nationale a lourdement diminué, lors de la crise financière de 2008-2009. Elle a, cependant, récupéré quelque peu, en 2011, a environ de 17 % du PIB. C’est le taux le plus faible parmi les pays d’Afrique sub-saharienne. 

Un des autres facteurs qui affectent l’épargne est l’inflation sous plusieurs formes. Dans un modèle de cycle de durée utile, l’impact de l’inflation sur les économies vient de son effet sur le taux réel d’intérêt.

Cependant, l’inflation peut affecter la vraie richesse si le consommateur cherche à préserver le même niveau de prospérité par rapport aux revenus. Les fluctuations de l’inflation influent directement sur la richesse réelle. En revanche, des incertitudes sur les revenus futurs peuvent encourager un consommateur à augmenter l’épargne personnelle. 
 

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