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Meurtre en novembre 2020 : la mère d’Ayaan, une doctoresse et un policier au banc des accusés 

La mère biologique du petit Ayaan, Bibi Nawsheen Beeharry, La doctoresse avait certifié que le décès d’Ayaan était de cause naturelle.

L’histoire entourant la mort atroce qu’a subi le petit Muhammad Ayaan Moeen Ud Din G.Ramdoo, dit Ayaan, âgé de deux ans, est toujours d’actualité.

Après la condamnation de 39 ans de prison du beau-père, Sheik Mohammed All Ashar Sobratee (24 ans), le 17 juin 2022, c’est maintenant au tour des autres protagonistes d’être poursuivis. Ils sont la mère biologique du petit, Bibi Nawsheen Beeharry, la doctoresse Nesha Soobhug et le policier Mohammad Moontajally Emambocus. 

Arrêtée en novembre 2020 suite à la mort de son fils, Bibi Nawsheen Beeharry est toujours en détention. Cette jeune femme de 28 ans est accusée de n’avoir rien fait pour protéger son enfant des coups de son compagnon, Sheik Mohammed All Ashar Sobratee. Elle fait ainsi face à une accusation d’ « exposing a child to harm » en cour intermédiaire. Délits commis de juillet à novembre 2020 dans leur maison à Midlands.

D’autre part, la doctoresse Nesha Soobhug se retrouve également face à la justice dans le cadre de cette affaire. Suite au décès du petit Ayaan, aucun médecin qui était de service à l’hôpital Jawaharlal Nehru à Rose-Belle n’avait accepté de certifier son décès. C’est ainsi que la doctoresse est entrée en jeu. Cette habitante de Gros-Billot, âgée de 32 ans, est accusée d’avoir émis un certificat médical certifiant que le décès d’Ayaan était de cause naturelle. Cela, dans le but d’éviter une autopsie qui était recommandée par un médecin de l’hôpital Jawaharlal Nehru après avoir constaté le décès du petit. Ce faisant, la doctoresse a empêché la police d’enquêter sur la cause du décès du garçonnet. La doctoresse fait ainsi l’objet d’une accusation de « perverting the course of justice ». Délit commis le 12 novembre 2020.

La même accusation a été logée contre le policier Mohammad Moontajally Emambocus. Cet habitant de Plaine-Magnien, âgé de 56 ans, était posté à l’hôpital Jawaharlal Nehru à Rose-Belle le soir fatidique, quand Bibi Nawsheen Beeharry et Sheik Mohammed All Ashar Sobratee avaient emmené Ayaan. Il est reproché de n’avoir pas transporté le cadavre d’Ayaan aux fins d’autopsie comme prévu et a permis une personne non-autorisée de certifier la cause du décès de l’enfant. 

Les trois protagonistes ont tous plaidé non coupables des accusations. L’affaire sera de nouveau appelée le 5 septembre 2022. Bibi Nawsheen Beeharry a demandé à ce que la cour lui procure les services d’un avocat. Le caporal Mohammad Moontajally Emambocus a aussi informé l’instance de son intention de retenir les services d’un avocat. La doctoresse est quant à elle défendue par Me Neelkanth Dulloo.  La mort d’Ayaan avait fait couler beaucoup d’encre. Le 12 novembre 2020, le petit s’est écroulé sous les coups de son beau-père, Sheik Mohammed All Ashar Sobratee. Ce dernier et Bibi Nawsheen Beeharry avaient refusé qu’une autopsie soit effectuée. Ils avaient voulu faire croire qu’Ayaan est mort asphyxié après avoir mangé du « briani ». C’est grâce à l’intervention de la tante de la victime, Noushreen Beeharry, que les funérailles d’Ayaan ont été interrompues par la police et une autopsie avait été effectuée. De nombreux hématomes et blessures avaient été relevés sur le cadavre de la victime concluant qu’il était un enfant battu. 

Le beau-père condamné à trente-neuf ans de prison en cour d’assises

Le vendredi 17 juin 2022, Sheik Mohammed All Ashar Sobratee, âgé de 24 ans, a été condamné à 39 ans de prison en cour d’assises par le juge Luchmyparsad Aujayeb. Cela, après le verdict de culpabilité à l’unanimité des membres du jury. Le beau-père d’Ayaan était poursuivi pour avoir battu à mort cet enfant de deux ans. Il avait plaidé non coupable. Un procès qui a duré du 13 au 17 juin 2022. 

 

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