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À l’hôpital Jawaharlal Nehru : les médicaments d’un dialysé administrés à un patient hypoglycémique

Le patient a déposé une plainte auprès du surintendant de l’hôpital Jawaharlal Nehru. Sollicité pour son avis sur ce cas, le ministère de la Santé a déclaré qu’il suit l’affaire de près.

Un secouriste du Police Helicopter Squadron de 28 ans s’est vu administrer des médicaments destinés à un patient sous dialyse. Le jeune homme s’en est sorti, mais ses proches, furieux, l’ont transféré dans une clinique. Une plainte a été déposée auprès du surintendant de l’hôpital. Le ministère de la Santé dit suivre l’affaire. 

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Les proches de Sandiren (prénom modifié) sont sans voix. Ils disent avoir vécu une expérience traumatisante à l’hôpital Jawaharlal Nehru, à Rose-Belle, samedi dernier. Cet homme de 28 ans, affecté au Police Helicopter Squadron en tant que secouriste, a, sur instruction d’un infirmier, ingurgité huit comprimés destinés à un patient sous dialyse. 

Sandiren avait lui-même été admis dans cet établissement à la suite d’un malaise après un épisode d’hypoglycémie à l’issue d’un entraînement au Chaland dans la zone aéroportuaire. Admis à 11 h 30, il a été conduit en salle après avoir patienté plus de trois heures aux urgences en attendant qu’un lit se libère. 

Aux petites heures, selon ses dires, l’infirmier est venu le réveiller pour qu’il prenne ses médicaments. Il raconte avoir eu beau protester, ce dernier lui a quand même dit d’ingurgiter de l’amlodipine censée traiter l’hypertension ; du carbonate de calcium qui est un antiacide contre les brûlures d’estomac ; du Gliclazide contre le diabète de Type 2 ; du Metformin (plus connu comme le Glucophage) qui sert également à traiter le diabète de Type 2 ; de l’omeprazole, aussi appelé Prilosec ou Losec, censé le soulager des reflux gastro-intestinaux ; et du Panadol. 

L’infirmier de garde lui aurait administré les médicaments du précédent patient qui occupait ce lit. Sandiren, selon ses proches, a pensé qu’on lui donnait des vitamines. C’est vers 6 h 30, lorsqu’ils sont allés lui rendre visite, qu’ils ont constaté qu’il était mal en point et qu’il transpirait beaucoup. Le jeune homme est alors tombé dans les pommes. Le personnel a dû le placer sous sérum. Après avoir informé ses proches qu’il avait dû avaler des comprimés, ces derniers sont allés aux renseignements. 

Selon leurs dires, l’infirmier ignorait quels médicaments il lui avait donné à boire. « Il a fallu le réveiller. En fait, les médicaments des différents patients avaient été préparés la veille au soir par l’équipe de jour plus tôt dans la journée. Il n’a fait que prendre la boîte préparée pour ce lit précis et il a demandé au patient de les prendre », explique un proche de Sandiren. 

« Zot nek inn tap li gramatin dir li leve, leve, bwar, bwar… Le fait qu’il n’avait pas fermé l’œil de la nuit, il a pensé bien faire en écoutant les conseils de l’infirmier. Kan nounn al demande, zot dir li pa sipoze gagn medsinn », poursuit notre interlocuteur.    

Le responsable de la salle a alors récupéré le dossier du patient qui avait obtenu son autorisation de sortie. « So ka ti bien agrave. Zot ti kapav touy li. Olie tret li, zot inn fer so disik bes net », s’emporte un proche qui a décidé de le transférer dans une clinique privée après avoir signé une « discharge against medical advice ». 

Une plainte a été consignée auprès du surintendant de l’hôpital. « Enn sans li solid. Bondie finn protez li. Sinon pa kone ki ti kapav arive. Si nou pa ti poz kestion, pa ti pou kone kinn arive », soupire ce proche, disant qu’il espère que le ministère de la Santé prendra les sanctions qui s’imposent une fois que les services d’un avocat auront été retenus. 
 

 

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