Live News

Ganesh Chaturthi : Quand Kashti rime avec Jhakri 

À l’approche des célébrations de Ganesh Chaturthi, nous sommes partis à la rencontre des jeunes du Shivaji Bhosle Youth Club (SBYC), réunis à St-Pierre chez l'un des membres du SBYC, afin d’assister à la grande préparation de cette fête religieuse. 

En cette période, le Kashti est plus que jamais mis en valeur. Riche en couleurs, il peut se porter de différentes façons. Dans la plus pure des traditions ou résolument moderne grâce à des pierres ou des liserés singuliers. De nos jours chacun apporte son grain de tendance à ce costume traditionnel originaire de Konkan, de l'Etat de Maharashtra en Inde. 

« Nos ancêtres ont apporté cette culture à Maurice, explique Varshi Appa. A Konkan, il y a beaucoup de terres agricoles et du coup, les femmes portent le Kashti pour faciliter leurs mouvements lorsqu’elles travaillent dans les champs ou sur des pirogues. » 

Un Kashti peut coûter entre Rs 800 et Rs 1,500. Il se porte fièrement par les filles et les femmes de la communauté marathie à chaque occasion spéciale. 

Kashti et bijoux traditionnels, cela va de soi…

Eh oui, le Kashti est incomplet sans le port des bijoux traditionnels. Chacun d’entre eux a une signification liée aux racines de la communauté marathie et il est complémentaire au Kashti.

Nishma Harry nous explique volontiers : « L’Ardhachandra (Half- moon Bindi) est un ornement autrefois considéré comme un signe de beauté dans l’histoire du Maharastra. Il était porté tant par les femmes que les hommes. Le Laxmi Haar est une chaîne qui réunit les dieux Ganesh et Laxmi dans ses pièces (je ne sais pas trop, faut vérifier, merci). Le Maharastran Naat (Nose ring) est un bijou qui se porte à des occasions spéciales dont les prières et les mariages. Le Gajra (Flower ornament) rehausse généralement un chignon pour compléter le look. »


Au rythme du Jhakri 

« Le Jhakri est une danse culturelle et symbolique qui vient aussi de Konkan, Maharastra. Elle rassemble des hommes et des femmes qui forment un cercle pour honorer Ganpati Bappa », indique Vayshali Bhiwajee. 

Au milieu du cercle, on retrouve des instrumentalistes et un chanteur principal. Traditionnellement, cette danse était exécutée sur des chants préenregistrés. 

« Toutefois, les jeunes sont plus investis et engagés maintenant et ils viennent avec leurs composition et chorégraphie personnelles pour pratiquer le Jhakri. » De ce fait, le succès de cette danse demande plus d’entraînement et de répétitions régulières. « On démarre les répétitions un mois avant la cérémonie afin de l’exécuter avec perfection pour accueillir Ganpati Bappa », confie Vayshali.