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Dettes non honorées suite au confinement : son van de Rs 1,4 M sous la menace d’une saisie

Phritiviraj Ramsaha va-t-il perdre son van qui est son gagne-pain ?

Un habitant de Quatre-Bornes est dans ses petits souliers. Son véhicule est sous la menace d’une saisie et la compagnie de leasing lui reproche de n’avoir pas honoré ses mensualités. Pire encore, son contrat avec un hôtel de luxe risque d’être résilié. 

En 2014, Phritiviraj Ramsaha s’est tourné vers une compagnie de leasing. Il a emprunté Rs 1 M pour faire l’acquisition d’un van d’une valeur de Rs 1.4 M. Ayant décroché un contrat avec un hôtel de renom, il a commencé d’opérer dans le secteur du tourisme. Tout marchait sur des roulettes jusqu’au confinement en mars dernier suite à la pandémie de Covid-19.

Faute de revenus, il n’a pas été en mesure d’honorer ses engagements financiers. C’est ainsi qu’aujourd’hui, il se retrouve avec des dettes totalisant Rs 368 561. La compagnie de leasing menace de saisir son véhicule. Suite au Covid Bill, il a envoyé une lettre à la compagnie de leasing, au directeur de la Banque de Maurice et à la Financial Services Commission (FSC) respectivement. Seule la Banque de Maurice lui a répondu pour l’informer qu’elle ne réglemente pas le lease et lui a demandé de prendre contact avec un officier à la FSC. Après une longue attente de trois semaines, jeudi dernier, Phritiviraj a repris contact avec la FSC qui lui a demandé d’envoyer une nouvelle lettre. C’est ce qu’il a fait.

Mise en demeure

Le 1er octobre, jour de l’ouverture partielle des frontières, il a reçu une lettre venant du bureau d’un avoué lui annonçant qu’il devait environ Rs 42 000 à la compagnie de leasing. Quand Phritiviraj Ramsaha a voulu rencontrer le directeur, celui-ci a refusé. Il s’est alors rendu chez l’avoué, mais il a rencontré un officier. Ce dernier lui a indiqué qu’il doit la somme de Rs 186 597 à la compagnie qui détient son dossier. Cependant, la compagnie affirme que son dossier est en possession de l’avoué. Les deux parties se renvoient la balle. 

« Le gouvernement a accordé un moratoire de six mois à tous ceux opérant dans le secteur du tourisme. Certains de mes collègues ont bénéficié de cette facilité, mais d’autres, comme moi, sont sous la menace d’une saisie. De plus, je trouve étrange que la mensualité qui a été déduite du compte bancaire de certains de mes collègues a été remboursée après l’entrée en vigueur du moratoire. N’y a-t-il pas un règlement uniforme pour toutes les compagnies de leasing ? Pourquoi certaines agissent-elles comme bon leur semble ? », se demande Phritiviraj Ramsaha, perplexe.

Me Arvin Halkhoree : «Une bonne entente entre les deux parties est impérative» 

« La FSC doit être mise au courant des démarches entamées au niveau de la compagnie de leasing. C’est inquiétant que l’avoué ne soit pas en mesure d’indiquer à M. Ramsaha comment ses dettes ont atteint ce palier. Je trouve aussi étrange que la compagnie refuse de le recevoir et le réfère à son avoué. Dans ce cas, M. Ramsaha doit envoyer une lettre enregistrée à la compagnie pour avoir plus d’éclaircissements. Il doit aussi leur demander pourquoi le moratoire imposé par le gouvernement n’est pas pris en considération », a expliqué Me Arvin Halkhoree, invité à donner son opinion sur ce cas.

L’avocat a également ajouté qu’une bonne entente entre les deux parties est impérative. Il doit aussi avoir une certaine flexibilité. Me Arvin Halkhoree conseille à M. Ramsaha de retenir les services d’un avoué qui sera en position d’exiger des éclaircissements.

 

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