Economie

A.M. Best : une meilleure notation pour Maurice pour les risques

sbm L’essor du secteur des services financiers a contribué à la croissance économique.

L’agence de notation A.M. Best, très connue des assureurs, donne un coup de pouce à la crédibilité de Maurice. Catégorisant les pays en termes de Country Risk Tier (CRT) où le 1 est accordé aux économies ayant les moins de risques. Maurice est passé de CRT-4 à CRT-3. La majorité des pays en Afrique subsaharienne est catégorisée en tant que CRT-5 à l’exception de Maurice, placé CRT-3 et l’Afrique du Sud à CRT-4.

Classé CRT-3, le pays présente des niveaux modérés de risque dans deux catégories : politique et financier. Mais il reste vulnérable sur le plan économique avec un haut degré de risque.

L’essor du secteur des services financiers a contribué à la croissance économique. Selon l’agence, le Produit intérieur Brut prévu cette année est de 3,9 %. L’expansion de l’économie est dirigée par des projets de placements publics et d’une hausse d’investissements étrangers directs.

« L’Union européenne tient un rôle important pour le pays  en tant que partenaire commercial, comptant pour deux tiers des exportations et d’arrivées de touristes pour Maurice. Il est prévu que le tourisme et le manufacturier restent solides, grâce à la demande externe, notamment croissante de l’Asie. Pour diversifier l’économie, le gouvernement vise à élargir les secteurs des technologies de la communication et de l’information. Le secteur des services financiers est bien mis en valeur, avec plusieurs entités offshore, associé aux activités commerciales en Inde. Cependant, les avantages de la modération des impôts exigibles à la suite des réformes législatives, peuvent limiter les futurs investissements », commente A.M. Best.

Elle signale cependant que ce secteur des services comporte un risque modéré. « Le Fonds Monétaire International a noté que le pays a mis en œuvre plusieurs de ses recommandations à la suite de son programme d’évaluation du secteur financier. Cependant, il recommande un abaissement du niveau élevé des créances douteuses dans le secteur bancaire. En tant que centre financier offshore, le pays dépend beaucoup sur les incitations fiscales, notamment pour les sociétés non domiciliées à Maurice. Il y a eu une certaine transparence concernant certains traités fiscaux. Toutefois, le pays a enregistré une cote de conformité générale de l’Organisation de Coopération et de Développement économiques. Au niveau politique, l’agence fait ressortir que le pays tient à être un pôle d’investissement régional et un centre offshore. Les objectifs supplémentaires sont la baisse du chômage, favoriser la poursuite de la réforme politique et économique particulièrement des services à forte valeur ajoutée du secteur privé et le maintien d’organisations sociales stables », souligne A.M. Best.