Live News

Victime d’un incendie en avril dernier : Sobha lance un appel à l’aide pour retaper sa maison

La maison des Madoo a été complètement ravagée par les flammes.

Ils sont quatre à s’être retrouvés sans toit après l’incendie de leur maison. Ayant trouvé refuge chez des proches, ils éprouvent toutes les peines du monde pour remettre en état leur maison.

Publicité

Sa vie a basculé le 30 avril dernier. Sobah Madoo, une mère de famille de deux enfants, âgée de 46 ans, éprouve de grandes difficultés à se remettre du drame qui l’a frappée, il y a trois mois. Cette habitante de Camp-Carol, Rivière-des-Créoles, explique qu’en l’espace de quelques minutes seulement, elle a perdu tous ses effets personnels dans un incendie qui a ravagé sa maison. « Je n’ai toujours pas réalisé que j’ai tout perdu. Nous devons tout recommencer à zéro », pleure la quadragénaire. 

Ce jour demeure un mauvais souvenir pour elle, puisque le drame s’est produit le jour du 25e anniversaire de son fils. « J’étais sortie pour acheter des provisions pour mon fils dans la localité. Car on avait prévu d’organiser un dîner en famille à l’occasion de son anniversaire. Lorsque je suis rentrée, ma maison était noire de fumée », soupire-t-elle. 

« À mon retour, j’ai constaté que les pompiers étaient déjà sur place pour circonscrire l’incendie. Je n’ai pas eu accès à la maison. Tout est parti en fumée et j’ai fondu en larmes », raconte Sobah. 

Le constat des pompiers est accablant. Le toit, les murs et les autres pièces de la maison ont tous été sévèrement endommagés. Le toit s’est fissuré dans les quatre pièces de la maison, fait savoir Sobha. 

C’est l’histoire de toute une vie qui a été réduite en cendres en l’espace de quelques minutes. Sobha a vécu un quart de siècle dans cette maison. « Lorsque nous nous sommes mariés, mon époux et moi avons entrepris la construction de cette maison. Petit à petit, nous l’avons améliorée et nous avons accueilli notre premier enfant », se remémore la mère de famille, qui garde de bons souvenirs passés dans cette maison familiale. 

Lits, matelas, électroménagers, vêtements, et même les meubles - rien n’a été épargné par les flammes dans leur modeste demeure. Depuis, les quatre membres de la famille passent leurs nuits séparément. « Mes fils dorment chez un proche dans la cour familiale. Quant à nous, nous avons trouvé refuge chez un de nos voisins en attendant de pouvoir rénover notre toit », précise-t-elle.

Cause de l’incendie

Si pour l’heure les enquêteurs n’ont pas encore trouvé la raison du grave incendie qui a ravagé la maison du couple Madoo, en revanche, la principale concernée avance que la cause serait peut-être liée à un court-circuit. « La maison était déjà endommagée dans le passé. Il y avait des fuites dans la dalle. Je pense que l’incendie a été causé par l’infiltration de l’eau dans les câbles électriques », fait-savoir la quadragénaire.

« On avait prévu de refaire toute l’électricité quand on aurait amassé une certaine somme d’argent. Mais voilà qu’un drame nous frappe de plein fouet. Nous avons les genoux à terre », lâche-t-elle. 

Celle qui travaille comme aide-cuisinière affirme aussi que leurs soucis financiers sont la principale cause du retard de la rénovation de leur demeure suivant l’incendie. À en croire les dires de Sobah, ses deux enfants âgés de 26 et 25 ans, sont tous deux souffrants depuis leur jeune âge. « Mes fils ont tous deux des complications de santé. L’un a subi une intervention à la tête lorsqu’il était jeune, et l’autre à l’estomac. Ils suivent tous deux des traitements à l’hôpital fréquemment et ne peuvent travailler en raison de leur état de santé », explique-t-elle. 

« Je travaille comme aide-cuisinière dans la région de Mahébourg. Mais je ne peux m’y rendre tous les jours, car j’ai moi aussi des complications de santé. Les autres jours, je fais la manche auprès des commerces pour récolter des fonds afin de rénover mon toit. Combien de temps allons-nous dépendre des autres ? », se demande Sobah. 

« Nous voulons à tout prix nous remettre sur pied. Mais nous n’avons pas les moyens financiers », déplore la quadragénaire. Son époux, lui, exerce le métier d’aide-maçon. « Il n’a pas de revenus fixes. C’est uniquement quand il a du travail qu’il peut songer à avoir un bon revenu. Au cas contraire, il nous faut trouver de quoi faire bouillir la marmite au jour le jour », concède la mère de famille.

Appel à la solidarité

Le plus dur selon Sobah, c’est notamment la réaction des gens face à leurs difficultés. « On se sent rabaissés par cette situation. Demander de l’aide au quotidien n’est pas une mince affaire. Il nous faut affronter le regard des gens. Certains nous regardent de haut, tandis que d’autres passent des commentaires désobligeants », relate-t-elle. 

« Je n’aurais jamais pensé me retrouver dans une telle situation un jour. Mais il faut faire avec et je prends mon courage à deux mains », ajoute-t-elle. Malgré son permis de collecte en bonne et due forme, la mère de famille indique que c’est difficile de récolter des fonds. 

« J’espère que la situation sera rétablie au plus vite », prie sans cesse la mère de famille. C’est le cri de cœur qu’a lancé Sobah. « Je sollicite l’aide des Mauriciens afin de m’aider à rénover mon toit. Nous n’avons plus rien. Nous souhaitons  remettre la maison en état, la repeindre, et y installer des meubles », dit-elle. 

Dans un premier temps, cette dernière demande à obtenir des meubles ou même des matériaux pour effectuer la rénovation. « Ceux et celles ayant des meubles ou des matériaux qu’ils souhaiteraient en faire donation, sont priés de s’adresser à nous », conclut-elle.

Cette dernière est joignable sur le 5804 0519.

 

Notre service WhatsApp. Vous êtes témoins d`un événement d`actualité ou d`une scène insolite? Envoyez-nous vos photos ou vidéos sur le 5 259 82 00 !