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Rs 15 millions à Dayal : «Le Premier ministre doit venir s’expliquer», soutient Ramgoolam 

La question des Rs 15 millions de dommages que l’Etat a accepté de verser à l’ancien ministre Raj Dayal a été abordé par Navin Ramgoolam en conférence de presse ce vendredi 18 mai. Il s’agit, selon lui, «d’un énième scandale». Le leader du Parti travailliste (PTr) demande au Premier ministre Pravind Jugnauth de venir donner des explications à ce sujet. 

Navin Ramgoolam a aussi attiré l’attention sur «les connexions incestueuses» de l’Attorney General dans cette affaire car selon Navin Ramgoolam, Maneesh Gobin a défendu les intérêts de Raj Dayal dans le passé. 

Raj Dayal a obtenu des dommages de Rs 15 millions sur les Rs 1,1 milliard réclamées à la suite de sa destitution comme commissaire de police en 2000. Ce dénouement est intervenu en mars 2018 devant la Commission de conciliation et médiation (CCM). Raj Dayal avait initialement porté le litige avec l’État et le commissaire de police en Cour suprême. Les parties ont, par la suite, cherché un compromis. D’où la décision de la Cour suprême de référer l’affaire au juge Bobby Madhub, siégeant à la CCM.

Autre sujet abordé : la récente augmentation du prix des carburants. Le leader des rouges est d’avis que le prix de l’essence à Maurice fait partie des plus élevés dans le monde. A une question de la presse, il a annoncé son intention de revoir la structure du calcul du prix de l’essence «une fois qu’il sera au pouvoir». Il n’a également pas manqué de rappeler qu’il a, en plusieurs occasions, baissé le prix de l’essence quand il était Premier ministre lorsque le prix du carburant subissait une baisse sur le plan international. 

Le leader du PTr a aussi longuement abordé la situation économique du pays. Il a surtout montré du doigt le gouvernement qui, est selon lui, en train de favoriser les intérêts du gros capital.

Navin Ramgoolam a aussi sévèrement critiqué les «avantages fiscaux» que le gouvernement est en train d’accorder aux propriétaires fonciers notamment en leur épargnant la Land Conversion Tax. Mais de telles pratiques seront abolies, dit-il, si le PTr venait à remporter les élections. «C’est pour cela que je dis qu’il faut avoir une politique de rupture.»