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Plusieurs plaintes à la police : Nazima, une redoutable arnaqueuse qui sévit à travers l'île

Nazima propose à ses victimes un plan d’investissement qu’elle a elle-même baptisé ‘Chit Fund Scheme’.

Depuis un certain temps, une femme est dans le collimateur de la police, après que l’Eastern Division a reçu une série de plaintes pour escroquerie. La suspecte n’est autre qu’une certaine Nazima, qui propose à ses victimes un plan d’investissement qu’elle a elle-même baptisé ‘Chit Fund Scheme’. Sa méthode est simple. Investir un capital et dans trois semaines, votre argent doublera par 100 %.

C’est un rêve que Nazima a pu vendre à plusieurs personnes : leur investissement doublera au bout de trois semaines, peu importe le montant investi. Mais après avoir empoché leur argent, Nazima s’est volatilisée dans la nature.

Dans une déposition consignée au poste de police de Bel-Air-Rivière-Sèche, Priya a rapporté que, depuis décembre 2020, ses amis lui ont parlé d’une dénommée Nazima qui habite dans le morcellement VRS à Bel-Air-Rivière-Sèche et qui a un plan d’investissement intéressant. « Bann la dir si ou met ou larzan, li rann ou de fwa valer oun mete dan mem trwa semen. Mo enn ti dimoun ek mo ti panse enn bon investisma », raconte Priya, aide-soignante âgée de 57 ans, divorcée et mère de deux enfants.

Tentée par cette proposition, cette habitante à Flacq évoque son projet avec son fils de 34 ans, ainsi que trois autres amis. En janvier 2021, Priya et un petit groupe se rendent chez Nazima à Morcellement VRS à Bel-Air-Rivière-Sèche pour investir leur argent. « Quand nous sommes arrivés, il y avait environ une trentaine de personnes qui attendaient sur place. L’époux de Nazima et ses proches empochaient l’argent des personnes. Cela nous a mis en confiance tout de suite », poursuit Priya.

Par la suite, ce fut leur tour de rencontrer Nazima qui leur a expliqué le mécanisme de l’investissement et n’a pas manqué de leur dire de lui faire confiance. Pour mieux épater ses nouveaux clients, elle leur a même donné une copie comprenant quatre feuilles de papier sur lesquelles étaient inscrits les noms et le montant de ses clients. Il y en avait une centaine sur la liste. Priya a même vu que certains ont investi jusqu’à Rs 20 000. « Alors, nous avions décidé de lui donner notre argent. Moi, j’ai donné Rs 4 000, mon fils Rs 8 000 et deux de mes amis ont versé environ Rs 20 000 », précise-t-elle.
Nazima leur a expliqué qu’il leur faudrait attendre trois semaines pour voir leur argent doubler. « Li dir mwa met Rs 4 000, dan trwa semen mo pas pran mo kas. Mo bizin miltiplie mo kas. Li dir mwa si mo oule atann plis, mo kapital pou ogmante plis. Me li dir de zour avan vinn pran kas-la, telefon li, li pou dir ki ler bizin vini », ajoute Priya.

Effectivement, au bout de trois semaines, soit durant le mois de février 2021, Priya téléphone à Nazima, mais cette dernière joue aux éternels abonnés absents. Elle ne répond plus aux appels de Priya, ni à ceux de ses amis. Ces derniers commencent alors à douter de Nazima. Priya a enfin pu avoir Nazima sur un autre numéro portable, mais celle-ci a commencé à pleurer. « Li dir li pe gagn problem ek plizier dimoun finn pran gro kas avek li dan sa plan investisma-la, ek zot pa finn ranbours li. Linn dir donn li ankor 2 semen », poursuit Priya.

Deux semaines plus tard, Nazima ne répond pas aux appels téléphoniques. Et lorsqu’un groupe de personnes débarque chez elle, grand est leur choc : Nazima avait déménagé. « So mama finn sorti, linn dir nou ki Nazima res Camp de Masque ek li ti pe vinn la, aster li nepli vini », précise Priya. Au final, elle et d’autres victimes ont attendu le déconfinement pour consigner une déposition pour escroquerie contre Nazima.

Rappelons que Nazima n’en est à son premier coup. D’autres plaintes ont été enregistrées contre elle. En avril dernier, pendant le confinement, une enseignante âgée de 33 ans avait rapporté un cas d’escroquerie contre Nazima au poste de police à Bel-Air-Rivière-Sèche. Elle avait, elle aussi, été victime de Nazima. Elle avait investi Rs 104 000, avec l’espoir de toucher Rs 208 000. Mais au final, elle n’a jamais retrouvé un sou de son investissement.

La nouvelle se répand comme une trainée de poudre. À Vallée-Pitot comme à Bambous, c’est le talk of the town concernant le ‘Chit Fund Scheme’ proposé par une femme et ses proches qui essaient de convaincre des personnes à investir leur argent.

L’une des victimes a déjà remis une photo de la présumée suspecte Nazima à la police, qui a ouvert une enquête. Elle lance un appel au public de ne pas tomber dans le piège.

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