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Nirvana Nath Varma : Bohémienne des temps modernes

Nirvana Nath Varma

À 30 ans, Nirvana Nath Varma rêve d’une île Maurice meilleure. C’est une jeune femme qui n’a pas froid aux yeux et qui sait ce qu’elle veut. Exerçant comme Client Realations Manager pour Les Tipis de Mare-Longue, dont elle est cofondatrice, c’est aussi une militante écologique.

Ayant développé une passion pour l’entrepreneuriat, Nirvana Nath Varma et Shidan Ragavoodoo ont lancé Les Tipis de Mare-Longue. Comme le nom l’indique, ils proposent des tipis, une solution originale pour différents événements. Nirvana Nath Varma s’occupe des relations clients.

Celle-ci a plusieurs cordes à son arc. Et elle a d’autres projets en ligne de mire. Notamment de lancer un magazine en début de l’année prochaine. Intitulé Le Mont de Vénus, le magazine a pour objectif la connexion des femmes.

« Il sera en papier recyclé et touchera divers sujets, dont les traditions et cultures au fil des générations, mais aussi comment la gent féminine évolue. Je veux créer un réseau pour les femmes, peu importe le pays où elles vivent », explique-t-elle.

De plus, elle a une âme écologique. Elle réfléchit sur les façons de soutenir et d’aider l’environnement. Surtout au rythme auquel se font les développements.

Les mottos qui la guident : « The only thing in life that is constant is change » et « Death is a journey that deserved to be lived ». D’où le fait qu’elle vit pleinement sa vie.

  • Coup de gueule

La fausse valorisation de la femme

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Ce qui m’emmerde depuis quelque temps, ce sont les publicités et médias qui entre guillemets valorisent la femme. On essaye de projeter une image indépendante de la femme. Ce qui m’agace c’est la façon qu’on incite les femmes à dépenser leur argent en achetant des vêtements pour être à la mode ou des maquillages pour se sentir plus belles. Je ne dis pas que ce n’est pas bien.

Mais au lieu d’aider les femmes à s’épanouir, on les enferme dans une nouvelle boîte. On les incite à consommer et cela ne veut nullement dire mieux être. Puis, c’est dommage qu’on positionne la femme comme un produit vendable. On parle aussi d’empowerment. On encourage les femmes à devenir entrepreneures. Mais au final, il ne s’agit que d’une formation pour faire des achards et des paniers. Il faut autre chose comme l’encadrement et l’accès aux finances pour développer un business. C’est pourquoi j’estime qu’il n’y a pas une réelle valorisation de la femme. Tout n’est au fait que cosmétique.

  • Coup de cœur

La Laponie

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Ce n’est pas une personne encore moins un livre, mon coup de cœur est un endroit. En mars de cette année, j’ai effectué un voyage entre la France et la Suède. On a loué un camping-car et on a traversé six ou sept pays jusqu’au nord de la Suède. Les tipis que propose notre entreprise sont originaires de la Suède. Cette année, les tipis nordiques qui jadis étaient fabriqués avec de la peau de rennes fêtent leurs 30 ans.

Je suis tombée sous le charme de la Laponie. La culture, les gens, leur mode de vie… Tant de choses que j’ai appréciées. Surtout le côté durable qu’ils appliquent dans leur vie au quotidien. Un des piliers importants de leur économie est le bois de pin qu’ils vendent. Toutefois, ils font en sorte de planter une dizaine d’arbres quand ils en coupe un. Et ce sont des personnes très « outdoor ». Elles sont vraiment en connexion avec la nature et vivent en harmonie avec elle.

J’ai aussi rencontré des membres de la tribu Sami. Dans le temps, ils étaient des nomades et ce sont eux qui ont fabriqué les premiers tipis nordiques. Ils voyageaient beaucoup à travers les pays du nord en quête de nourriture.

La nouvelle génération de cette tribu est éduquée. J’ai rencontré Philippa, une des leurs. Ce que j’admire c’est qu’elle arrive à concilier le modernisme et les traditions de ses ancêtres que ce soit au niveau des vêtements, des chants, etc.

  • Coup de blues

Le tourisme en déclin

Le secteur touristique va de mal en pis, alors que c’est un des piliers de Maurice. Certes, l’île a pu se positionner comme une destination de rêve. Cependant, la destination reste chère. Mon coup de blues c’est que le tourisme est en déclin. Il n’y a pas d’innovation, alors qu’il y a de nouveaux styles de tourisme.

À Maurice, on a tendance à mettre l’accent sur le bétonnage des plages. On doit réaliser qu’on a pas mal de ressources naturelles qu’on peut mettre en avant tout en les conservant. Aujourd’hui le tourisme vert prend de l’ampleur. Ces touristes écoutent et savent qu’il faut conserver les lieux d’attraction.

On a beaucoup de potentiel qu’on gâche en positionnant Maurice qu’à travers le « sun, sand and sea ». D’ailleurs, à part le séga dans les hôtels, la culture mauricienne qui est très riche n’est pas exploitée comme il le faut. Le tourisme c’est aussi être proche des locaux et de la nature.

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