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Les chauves-souris de Maurice ne sont pas des vecteurs de maladies

Le pays procède à l’abattage de plusieurs milliers de chauves-souris quand le besoin se fait sentir. En raison de leurs ravages sur les fruits des vergers et non parce qu’ils sont vecteurs de maladies. Dr Deodass Meenowa, ancien chef vétérinaire au ministère de l’Agro-industrie, est catégorique : « Ces mammifères ne sont pas porteurs de maladies. » 

Plusieurs échantillons de ces mammifères ont été envoyés dans des laboratoires à l’étranger extérieur pour confirmer cela. Jusqu’à présent, tous les rapports sont négatifs, rassure Dr Meenowa. « Le ministère de l’Agro-industrie envoie régulièrement des échantillons dans des laboratoires des autres pays pour des analyses. Les chauves-souris ne sont porteurs d’aucune maladie. Ils n’affectent pas les humains. Ils ont des bons et des mauvais microbes. Les espèces que nous avons au pays sont petits et adaptés au pays. 

L’ancien chef vétérinaire affirme aussi qu’il est bon de savoir que 70 % des microbes qui se trouvent dans l’humain viennent déjà de l’animal. Dr Meenowa indique que dans les autres pays comme l’Inde, la Malaisie et la Chine, on a de grandes espèces de chauves-souris. « Justement en Chine, on a trouvé une espèce qui est vectrice de coronavirus mais des tests sont encore en train de se faire. Mais il ne faut pas s’alarmer au sujet de nos chauves-souris. » 

Ils sont plusieurs médias sur le plan international qui soulignent que le coronavirus/s’est propagé avec le chauve-souris. Pas plus tard que le lundi 10 février 2020, le journal Le Monde a publié que des chercheurs chinois avaient, ces derniers mois et à plusieurs reprises, alerté la communauté scientifique internationale sur le risque de voir prochainement émerger une infection humaine par un coronavirus provenant des chauves-souris en Chine. 

Vers la fin de janvier 2020, le journal Paris Match affirmait que le 2019-nCoV est probablement hébergé dans la nature chez les chauves-souris. Le génome a muté de façon aléatoire et certaines de ses mutations ont permis d’infecter l’homme. Mais il fallait aussi que ce virus soit au contact de l’homme. Il est possible qu’il y ait eu un animal ou plusieurs animaux intermédiaires, comme dans le cas de l’épidémie du SRAS.


Les chauves-souris sont abattus en raison des dégâts causés dans les vergers

Durant le mois de décembre de l’année dernière, plusieurs milliers de chauves-souris ont été abattus au pays. Le gouvernement a fait cela en voulant protéger les vergers. C’est le National Parks and Conservation Service (NPCS) en collaboration avec les limiers du Special Mobile Force (SMF), qui a procédé à l’abattage de plusieurs milliers de chauves-souris. Selon le ministère de l’Agro-industrie, ce mammifère a quadruplé après le dernier exercice d’abattage qui date de 2017. La raison principale ce sont les dommages qu’ils ont faits dans les vergers à travers le pays. Au sein du ministère on indique que le pays comptait environ 75 000 chauves-souris et il fallait impérativement qu’ils diminuent. « L’abattage aide à réduire les dommages causés aux récoltes de mangue, de litchi et d’autres fruits tropicaux dans les vergers. Cette décision a pour but d’augmenter les revenus des producteurs de fruits » indique un cadre du ministère. 


Les chauves-souris soupçonnés de transmettre le coronavirus 

Dans le cas du nouveau coronavirus, il s’agit certainement de la chauve-souris selon l’AFP. Selon une récente étude, les génomes de ce virus et de ceux qui circulent chez cet animal sont identiques à 96%. Mais le virus de chauve-souris n’étant pas équipé pour se fixer sur les récepteurs humains, il est sans doute passé par une autre espèce pour s’adapter à l’homme.

L’identité de cet animal intermédiaire fait l’objet de nombreuses interrogations depuis le début de l’épidémie. L’hypothèse du serpent, un temps avancé, avait vite été balayée. Le vendredi 7 février 2020, l’Université d’agriculture du sud de la Chine a jugé que le pangolin pourrait être ‘un possible hôte intermédiaire’, sans toutefois donner beaucoup de précisions.

La virologue Martine Peeters, de l’IRD (Institut de recherche pour le développement), a enquêté en Afrique pour trouver l’animal réservoir du virus Ebola. Là aussi, la chauve-souris était en cause. La chercheuse décrit des prélèvements sur cet animal : ‘On leur passe un écouvillon dans la bouche et un autre dans le rectum’.

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