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A J- 6, des auditions publiques à La Haye :une porte-parole du Foreign Office évoque un précédent dangereux 

Le chef du gouvernement a accordé un entretien à la BBC et il n’y est pas allé de main morte. Pravind Jugnauth révèle que l’ancien Secrétaire d’État aux Affaires étrangères du gouvernement britannique, Boris Johnson, l’avait appelé personnellement pour lui demander de ne pas aller de l’avant avec la demande de décolonisation. Ce, parce que les relations économiques bilatérales entre Port-Louis et Londres risquent d’en pâtir. 

D’ailleurs, une porte-parole du Foreign Office estime que le recours à la Cour internationale de Justice(CIJ) est une utilisation inappropriée du mécanisme d’avis consultatif de cette instance. Selon elle, ce recours est un précédent dangereux pour d’autres différents bilatéraux. 

Sir Anerood Jugnauth est lui présenté comme l’unique survivant parmi les personnes ayant participé aux négociations entre Maurice et Harold Wilson, le Premier ministre britannique à l’époque de l’indépendance.  Selon le ministre Mentor, qui sera à la tête de la délégation mauricienne qui se rendra aux Pays-Bas le mercredi 29 août, il y a eu du chantage.  L’ancien Premier ministre révèle que les Britanniques avaient déclaré que si Maurice n’acceptait pas ce qu’ils proposaient pour les Chagos, il était hors de question d’accéder à l’indépendance. 

À la BBC, Philippe Sands, avocat britannique représentant Maurice, explique que «la Grande-Bretagne est tombée de son piédestal. Nous assistons à la fin de l’empire et la fin d’une colonisation dans une petite partie de l’Afrique dans l’océan Indien », selon lui.