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Ile Maurice propre : les bons gestes à adopter

Ile Maurice propre Les volontaires du Clean up Mauritius le 15 septembre dernier.

L’environnement de l’île est un sujet de discussions qui revient souvent sur le tapis à Maurice. Plusieurs débats ont eu lieu et de nombreuses propositions ont été avancées, sans pour autant que les choses ne changent. Quels sont réellement les gestes à adopter pour une île Maurice propre ? En voici quelques-uns.

Le tri et le recyclage des déchets

world clean up day
L’application du World clean up day disponible sur Playstore.

Un peu partout à travers l’île, il est commun de voir des déchets en pleine nature. Lorsque les déchets sont abandonnés ou jetés volontairement, c’est un moyen de polluer directement la terre. La plupart des déchets prennent plusieurs années à se dégrader ou à disparaître. D’autres contiennent des substances toxiques qui seront absorbées par la terre et même les nappes d’eau. Ce qui entraînerait la contamination de celle-ci. À Maurice, les déchets sont enfouis à Mare-Chicose. Un jour ou l’autre, cet endroit sera saturé. (Si ce n’est pas déjà le cas). Il faudrait donc trouver une solution et celle qui semble la plus plausible serait le tri et le recyclage. Le fait de trier et de recycler les déchets sont non seulement un moyen de préserver notre environnement mais aussi notre santé.

Les matières premières ne sont pas inépuisables. Il faudrait qu’elles soient recyclées et utilisées en matières secondaires, qu’ils soient des métaux, du plastique ou d’autres matériaux. Cela nous aiderait à économiser nos ressources naturelles qui s’amenuisent de jour en jour. Par exemple, lorsqu’une tonne de papier est recyclée, on épargne l’abattage de 17 arbres.

À Maurice, le tri des déchets n’est presque pas répandu. Cependant, il y a quand même quelques associations qui ont à cœur la protection de l’environnement qui s’y mettent. Elles essaient tant bien que mal d’implémenter cela à travers l’île.

Mission Verte

L’Ong Mission Verte est certainement née d’une passion et d’un intérêt soutenu pour la protection de l’environnement et l’embellissement de l’île. Sébastien, le directeur de Mission Verte, explique qu’ils mettent à la disposition du public des poubelles de recyclage. « Ce sont les utilisateurs eux-mêmes qui trient leurs déchets recyclables, d’un côté le papier et de l’autre le carton. Les différents types de plastique et les canettes en aluminium sont eux aussi passés au tri. Ensuite, nous acheminons ces déchets vers des entreprises qui les recyclent localement ou qui les exportent pour un recyclage ultérieurement ».

Il explique qu’il n’y a que le comité de direction qui est bénévole. « Pour les collectes des déchets recyclables, nous employons cinq personnes et, pour les sessions éducatives dans les écoles, nous faisons appel à quatre autres personnes qui travaillent en freelance », dit-il. Il ajoute que l’association a comme projet futur l’élargissement du nombre de points de recyclage pour le public : « Nous prévoyons de mettre en place un petit centre de tri qui permettrait au public de disposer de certains types de déchets recyclables et qui pourrait aussi accueillir des visiteurs dans un but de sensibilisation ». Il soutient que Mission Verte a de nombreux projets à réaliser et que cette association a besoin de dons d’entreprises et de particuliers pour mener à bien ses projets.

mission vert


Plus on achète, plus on jette

C’est une question de logique : plus la consommation est grande, plus les déchets seront énormes. Il est de ce fait très important de se rappeler les trois «R» qui sont : Réduire, Réutiliser et Recycler. Il faudrait désormais songer à acheter des produits durables et réutilisables, plutôt que ceux jetables ou de mauvaise qualité, afin de limiter le nombre de détritus. Quelques bonnes pratiques à adopter dans ce cas seraient d’essayer de réparer vos objets brisés ou abîmés avant d’en acheter d’autres. Favorisez aussi l’achat de produits contenant beaucoup d’emballages. De plus, il serait préférable d’apporter votre propre sac réutilisable lorsque vous vous rendez au supermarché ou à la boutique du coin, afin de réduire l’utilisation de sacs en plastique.

L’éducation citoyenne

Les bonnes manières s’apprennent dès le plus jeune âge. Il est donc impératif de faire l’éducation des enfants depuis tout petit. Cela passe par des campagnes de sensibilisation et de bonnes pratiques. Il faudrait inculquer aux enfants ces valeurs à l’école à travers des sessions éducatives. Les jeunes sont accros à la technologie. Ce serait un bon moyen de les cibler à travers ces outils. D’ailleurs, lors de la récente campagne « Clean Up Mauritius » qui a eu lieu le 15 septembre dernier, une application nommée ‘World clean up’ pour smart phone avait été lancée. Cette application permet aux intéressés de situer les lieux à nettoyer. Disponible gratuitement sur playstore, le ‘World clean up app’ permet d’enregistrer les endroits où se trouve les déchets. C’est ainsi que bon nombre de volontaires ont procédé au ramassage de détritus le 15 septembre dernier.

Adi Teelock, citoyenne engagée

adi

Lors du forum-débat organisé par Le Défi Media Group qui a eu lieu le mercredi 5 octobre, Adi Teelock explique qu’il faudrait revoir le système de développement : « Il faut faire des études et des évaluations avant d’aller de l’avant avec quoi que ce soit ». Elle estime également que ce n’est pas aux ONG de l’île de placer des poubelles à la disposition des citoyens pour faire le tri.

L’eau

L’eau est une ressource précieuse, surtout à Maurice. Nous savons que le pays est touché par le manque de régularité concernant la distribution d’eau. De plus, nos réservoirs n’affichent pas bonne mine en cette période, soit un taux de 69,2% alors que l’an dernier ils affichaient une moyenne de 83% à la même période. Chacun des citoyens ferait mieux de réduire la consommation d’eau par des gestes tout simples mais utiles. Par exemple, pensez à fermer le robinet pendant que vous vous brossez les dents. Pensez à installer un aérateur de robinet ou même changez votre pomme de douche contre une autre qui favorise moins de consommation. En outre, il serait mieux de favoriser des douches plus brèves ou encore attendre que le lave-vaisselle soit plein avant de le mettre en marche pour un lavage.

Transition énergétique vers les énergies renouvelables

Au lieu d’utiliser des énergies qui pourraient causer du tort à l’environnement, le pays devrait se tourner vers les énergies renouvelables, telles que l’énergie solaire. Nous sommes une île où le soleil n’est pas rare. La production d’énergie solaire à l’aide de panneaux photovoltaïques serait économique. C’est un phénomène qui prend de l’ampleur petit à petit. D’ailleurs, le Central Electricity Board lance depuis peu des applications pour les commerces par exemple. Ces ressources énergétiques sont illimitées et naturelles. C’est un projet de longue durée qui ne peut être nul autre qu’un succès.

Réparer les dégâts

Quand on a pollué ou fait des dégâts, on peut toujours les réparer, mais pas complètement. Par exemple, pour la destruction des forêts pour des développements ou autre, il faudrait replanter des arbres aux endroits où on en a coupé ou quelque part d’autre. Les arbres aspirent avant tout le dioxyde de carbone et rejette de l’oxygène. Pour la pollution du sol, le recyclage est employé pour éviter les décharges publiques comme Mare-Chicose à Maurice.

Porter une attention particulière à la biodiversité

Que ce soit la forêt, la mer, le lagon ou les récifs, ils doivent tous être protégés. Ils contribuent largement au bien-être du pays. Le fonctionnement de l’agriculture du pays doit changer. Le parc national des Gorges de la Rivière-Noire ou même la montagne du Morne, classée patrimoine mondial de l’UNESCO, ont récemment été ouverts au public. Ces lieux se dégradent graduellement. D’ailleurs, il y a même eu de nombreuses associations qui ont tiré la sonnette d’alarme à cet effet. Philippe Espitalier-Noël, le CEO du Rogers and Company Ltd, est d’avis qu’il faudrait désormais se tourner vers une agriculture intelligente. Il faudrait éliminer les pesticides et se mettre à la production bio. Les Mauriciens doivent se mettre à cultiver leurs propres légumes.

L’art de la récup

Saviez-vous que vous pouvez réaliser des meubles ou autre objets à partir de déchets ? Eh oui ! C’est la tendance du moment. Il n’est pas nécessaire de maîtriser des techniques pour confectionner des objets ou des meubles de récup. Il y a plusieurs vidéos ou autres sites qui proposent des guides afin que vous puissiez confectionner vous-même vos objets à des coûts minimes.

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Vase fait de bouteille en plastique.

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