Biens fonciers : les demandes pour les terrains relativement élevées
Par
Christina Vilbrin
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Christina Vilbrin
Les agents immobiliers sont catégoriques : la demande pour acheter un terrain reste élevée. Si certains notent une amélioration au niveau de la vente, d’autres observent un certain ralentissement.
« C’est dans la tradition à Maurice d’acheter un terrain et d’y construire sa résidence. La demande reste toujours très forte », indique Denis Maurel, directeur de l’Agence Nestenn Immobilier Grand Baie. De son côté, Robin Seechurn, directeur d’Islanders Property, observe une certaine reprise depuis le Budget. « Depuis janvier jusqu’à juin, soit avant la présentation du Budget, il n’y a pas eu vraiment de ventes. Les gens hésitaient d’autant plus que le taux d’intérêt avait pas mal grimpé. Mais, depuis le Budget, les affaires ont repris. Les gens ont besoin d’acheter », fait-il ressortir.
La demande est là, mais très peu passent à la concrétisation de la vente et à l’obtention d’un prêt bancaire, avance, pour sa part, Gilbert Pellegrin, directeur de Spice Home. « C’est très lent en ce moment en ce qui concerne l’acquisition des terrains par la classe moyenne. C’est en raison de la situation qui demeure difficile avec une inflation forte ou encore des taux d’intérêt élevés », souligne notre interlocuteur. Pour Uttum Sanmukhiya, directeur de V5 IMMOBILIER, les affaires reprennent petit à petit. « Ce n’est que l’année prochaine qu’on retournera à la normale. Mais, la demande pour les terrains est toujours là. Il y a des ventes, mais pas beaucoup. C’est plutôt l’alignement des prix entre ce que demande le propriétaire et ce qu’est disposé à payer l’acquéreur qui pose parfois problème », avance-t-il.
Uttum Sanmukhiya est catégorique : le prix des terrains augmente tous les ans. « Il y a une augmentation des prix dépendant des régions, des quartiers et de l’accessibilité », confirme Denis Maurel. Les prix sont plus élevés si les terrains se trouvent près de la mer ou sur le flanc d’une montagne, à titre d’exemple, affirme, pour sa part, Robin Seechurn. Cependant, dans certaines régions, les prix sont plus ou moins stables, soulignent Gilbert Pellegrin et Robin Seechurn. Autre constat : « Certains propriétaires mettent un prix excessif sur leurs terrains, mais la banque fera, par la suite, une évaluation et au final on trouve un juste prix », fait ressortir Robin Seechurn.
Terrain en centre-ville - Entre Rs 225 000 et Rs 300 000 la perche
Terrain dans les zones rurales - Entre Rs 125 000 et Rs 175 000 la perche
*Dans certaines régions, les prix sont plus élevés. Il faut compter entre Rs 250 000 et Rs 325 000 la perche à La Salette (Grand-Baie) ou encore entre Rs 300 000 et Rs 450 000 à Rivière-Noire et Tamarin.
Entre 7 et 15 perches*.
*Il y a aussi ceux qui achètent des terrains de moins ou équivalent à 200 toises
*Et cela en dépit du peu de terrains disponibles en vente dans cette région, affirme Uttum Sanmukhiya.
**Dans le Nord, il y a aussi des demandes qui s’étendent vers Triolet ou encore Petit-Raffray, avance Denis Maurel.
Le budget moyen à consacrer : Entre Rs 2 millions et Rs 4 millions
Dans son dernier Budget, le gouvernement a renouvelé pour encore une année le Home Ownership Scheme et le Home Loan Payment Scheme. Ces deux mesures permettent aux bénéficiaires d’obtenir 5 % de remboursement sur tout prêt immobilier ou acquisition d’un terrain, d’un appartement ou d’une maison pendant l’année financière en cours. Autre mesure annoncée dans le Budget : les ménages qui ont un prêt logement bénéficieront d’une allocation mensuelle de Rs 1 000 sur une période d’une année soit pour l’année financière 2023-24. Une somme d’argent visant à les aider à rembourser leurs prêts. Ces mesures ont-elles un impact sur la demande pour de terrains ? « Oui, dans la mesure où les gens sont toujours en attente avant le Budget. Ils veulent savoir les mesures qui sont prises par rapport à l’immobilier. Mais, après le Budget, les affaires ont repris », souligne Denis Maurel. « D’une part, il y a eu une baisse du pouvoir d’achat. De l’autre, le prêt coûte plus cher. Ces mesures viennent aider ceux qui ont des projets résidentiels », renchérit, pour sa part, Robin Seechurn. Quant à Uttum Sanmukhiya, il fait ressortir que ceux qui doivent acheter un terrain iront au bout de leur projet, mesures budgétaires ou pas. « Les mesures du Budget ne sont pas déterminantes dans leurs choix, mais elles n’en demeurent pas moins une bonne chose », ajoute notre interlocuteur.