Victoria Duval : «Je me tournerai probablement vers la politique»

Par Rajmeela Seetamonee O commentaire
Victoria Duval

Victoria Duval, petite-fille de Sir Gaëtan Duval et l'aînée des enfants de Richard Duval, a du succès ! Depuis quelques mois, elle participe à des défilés et à des séances de photos. Âgée de 25 ans, Victoria Duval va bientôt lancer un salon de coiffure bio.

Victoria Duval compte plusieurs cordes à son arc. Cette jeune femme jongle aisément entre ses différents engagements. Elle fêtera ses 26 ans le 26 janvier prochain. Cela fait cinq mois depuis qu'elle se consacre à la thérapie pour les enfants autistes, et ce, à plein temps à l'association Joie de Vivre Universelle à Quatre-Bornes.

Victoria DuvalSa scolarité débute à l'École du Nord, puis ses parents la transfèrent à la St-Nicholas Grammar School, car ils souhaitaient que leur aînée soit bilingue. Ensuite, elle a droit à une éducation catholique au Collège Ste- Marie, à Palma. À 19 ans, elle met le cap pour Melbourne en Australie.

« Le pays des kangourous m'a toujours fasciné. Ma grand-mère et des proches y résident depuis plusieurs années. Depuis toute petite, j'ai donc rêvé de faire mes études supérieures en Australie », dit cette habitante de Quatre-Bornes. Ainsi, elle opte pour des études en thérapie pour enfants autistes. Elle aime s'entourer des enfants.

« Auparavant, les enfants autistes ne bénéficiaient pas de l'encadrement nécessaire pour s'épanouir comme c'est le cas aujourd'hui. Il y a toujours des lacunes et je veux y remédier à cela. Je souhaite mettre en place des programmes nécessaires, afin de permettre aux jeunes autistes d'évoluer, comme il se doit et de leur donner l'accès à une éducation appropriée. J'ai trouvé que l'art-thérapie est un moyen pour y arriver », explique Victoria. Elle ajoute que l'association Joie de Vivre Universelle va bientôt s'agrandir, afin d'accueillir aussi les enfants dyslexiques et dyspraxies.

Après deux années d'études, la jeune femme retourne à Maurice. « J'adore mon île. Nous avons un riche patrimoine culturel. L'appel du pays s'est fait sentir, en 2013 », confie-t-elle. Elle se lance de nouveau dans le mannequinat. Victoria indique qu'elle a fait sa première couverture à l'âge de 5 ans. C'était pour le magazine Vogue en Allemagne.

« Une connaissance a demandé à ma maman si je pouvais faire partie de l'aventure. Le magazine cherchait un enfant métissé. Elle a donné son aval. À l'âge de 15 ans, j'ai participé à une séance de photos avec le photographe Saachin Sagar. Au fur et à mesure que je grandissais, les gens me complimentaient et m'encourageaient à être mannequin », relate notre interlocutrice. Puis, elle est sollicitée pour des collaborations avec des maquilleurs, des stylistes et des photographes. Elle ajoute que le mannequinat l'aide à vaincre sa timidité. « Nombreux sont ceux qui pensent que je ne veux pas leur parler. Mais, je suis introvertie. Je prends du temps avant de faire la conversation, surtout si c'est une personne que je ne connais pas », dit-elle.

En sus du mannequinat, Victoria se lance dans une nouvelle aventure. Elle s'associe à Essential Wellness & Spa à Quatre Bornes pour lancer un salon de coiffure bio et un nail bar. « La nature a de nombreuses vertus. Les soins à base de plantes sont notre allié bien-être et je souhaite en faire profiter les Mauriciens », dit-elle. Victoria fait ressortir que ses parents l'ont toujours soutenu dans ses projets. « Le patronyme Duval est un héritage que nous a légué mon grand-père. Cela n'a pas été difficile de porter ce nom et de grandir dans le giron politique. Je me tournerai probablement vers la politique. Toutefois, ce n'est pas ma priorité pour l'instant », explique-t-elle.

Victoria Duval veut continuer à faire du social et prendre soin des animaux. Elle aime les chevaux. En effet, elle tient cela de son père. Si, jadis, elle avait un cheval, aujourd'hui Victoria a cinq chiens. Elle pratique la natation et va souvent en salle de gym. « J'aime aussi cuisiner, surtout les plats typiquement mauriciens. J'adore le vindaye de poisson, d'ailleurs », conclut Victoria Duval.